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  <title>Le site des Formations en Hypnose et EMDR Intégrative.</title>
  <description><![CDATA[Formations en Hypnose, EMDR IMO en France. Paris, Marseille, Bordeaux, Strasbourg, Nancy ...]]></description>
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   <title>Blessures de tennis. Parallèle avec la maladie en psychologie de la santé. Pour le Hors-Série 12 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.</title>
   <pubDate>Tue, 16 Jun 2026 09:35:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent GROSS</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Publications en Hypnose et EMDR Intégrative]]></dc:subject>
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      Lors de mes études de psychologie, j’ai effectué un stage chez une psychologue du sport, qui travaillait au sein de l’équipe de femmes de handball de Metz.       <br />
              <br />
       VÉRONIQUE DASLE       <br />
              <br />
       Infirmière sensibilisée à la prise en charge de la douleur du patient. Exerçant en milieu scolaire, elle a été confrontée à la souffrance des enfants et adolescents. Formation de Master recherche mention psychologie, parcours Psychologie du développement à l’Université de Nancy 2, dirigée par Benoît Schneider. Devenue psychologue, spécialisée en psychologie du développement de l’enfant. Installée en libéral auprès d’adultes, formée à l’hypnose et aux thérapies brèves à l’Institut Uthyl à Nancy.       <br />
       Auteure de Ecrire...Et le miracle a eu lieu.       <br />
              <br />
               <br />
       Elle utilisait la relaxation afin d’aider les joueuses victimes de blessures à restaurer leur sentiment d’estime de soi, et dépasser une période de souffrance psychique intense.       <br />
              <br />
       Plus tard, je fus moi-même confrontée à la souffrance physique et psychique dans le cadre de douleurs postopératoires à l’épaule sur une longue période, l’intervention chirurgicale ayant été indiquée suite à des tendinites à répétition dues à la pratique du tennis. L’épisode douloureux a cessé progressivement au cours de cinq séances d’hypnose.       <br />
              <br />
       Aujourd’hui, j’exerce en cabinet libéral et j’utilise souvent l’hypnose. Je rencontre de plus en plus de personnes pratiquant le sport de manière intensive, à la recherche d’une harmonie, d’une confiance en soi, ou pour        <br />
              <br />
       trouver des solutions à leurs troubles du comportement alimentaire. Elles viennent chez moi pour trouver un apaisement, pour sortir d’un cercle vicieux, qui les conduit à exercer un contrôle envahissant toutes les dimensions de leur vie. Le sport ainsi pratiqué comme un ultime recours, repoussant toujours plus loin les limites, m’interpelle et la relation au corps que l’on modèle, que l’on exploite et malmène aussi, parfois jusqu’à la blessure, me semble pouvoir être écoutée en hypnose.       <br />
              <br />
       De même, l’hypnose étudiée au moment délicat de la période de réhabilitation du sportif après une blessure pourrait alimenter la recherche sur ses effets dans le domaine du sport, avec l’éclairage de la psychologie de la santé, dont l’intérêt est d’avoir élaboré des modèles pouvant expli- quer les mécanismes en jeu dans le maintien de la santé, et les stratégies d’adaptation face à des situations pouvant la mettre en péril.       <br />
              <br />
       La blessure chez un sportif désireux d’atteindre un niveau élite peut réduire à néant un investissement constitué de longues années d’entraînements et de compétitions. Lors de la phase de réhabilitation de la blessure, les athlètes utilisent des stratégies d’adaptation et mobilisent des ressources psychologiques en réponse au stress. La recherche a mis en évidence le lien significatif entre l’auto-efficacité et les performances sportives, et explore actuellement les techniques pouvant faciliter les conditions psychologiques d’une performance optimale. Ainsi, l’hypnose a démontré son potentiel comme stratégie permettant d’influer sur le sentiment d’auto-efficacité de l’athlète, et son apport au moment de la récupération de la blessure permettrait d’explorer de nouvelles directions.       <br />
              <br />
       « Une blessure a été définie comme une lésion apparue lors de la pratique du sport dans un contexte d’entraînement ou de compétition, et qui a empêché l’athlète de participer à au moins une unité complète d’entraînement ou de compétition (Olsen et al., 2005 ; Seil et al., 1998). »       <br />
              <br />
       Différentes étapes vont se succéder dès l’apparition de la blessure, cinq stades successifs semblables aux étapes suivant l’annonce d’un handicap, d’une maladie. Au choc initial se mêle un refus de la situation et un état d’anxiété. Ainsi, selon Schauber et Durand, la première étape de l’annonce du handicap correspond à un état de choc avec dénis, refus. Puis dans un deuxième temps s’installe la colère, et l’augmentation de l’émotivité. A cela s’ajoute de la tristesse, de la culpabilité.       <br />
              <br />
       Une troisième étape intitulée « marchandage » chez le sportif blessé, comparable à la transaction autour du handicap, apparaît lorsqu’enfin le diagnostic est peu à peu intégré à la pensée. Enfin, un quatrième temps est marqué par la dépression chez le blessé, là où l’on retrouve après l’annonce du handicap, une phase de résignation, dépression avec repli sur soi, isolement, fermeture, s’engageant progressivement vers un état d’équilibre précaire, avec différentes formes d’acceptation ou réconciliation avec la situation difficile, pour tendre vers une réorientation durable. Enfin, le cinquième temps des stades de la blessure est marqué par l’acceptation et l’espoir.       <br />
              <br />
       La blessure peut revêtir différentes formes selon la sévérité, le nombre de jours d’arrêt d’activité, la lésion, les répercussions. La réaction à la blessure tient compte des aspects cognitifs, émotionnels et comportementaux. Certains facteurs psychosociaux se combinant dans quatre domaines prédisposeraient l’athlète à la blessure : environnemental, physique, socioculturel et psychologique. Le stress, élément central, favorise également la survenue de situations où la blessure est susceptible d’apparaître. La réponse psychologique va influer sur le devenir par le jeu des mécanismes de coping ou adaptatifs en réponse au stress, elle évolue en même temps que le processus de réhabilitation, lui-même dépendant des différents stades de la blessure. A côté des stratégies de coping, plutôt centrés sur le problème chez les sportifs, d’autres facteurs psychologiques vont influer sur la réhabilitation, ainsi la motivation intrinsèque, l’anxiété, la fixation d’objectifs dirigés vers un but, et toutes ces dimensions vont participer à l’autorégulation du comportement, et impacter le sentiment d’auto-efficacité personnelle. La notion de soutien social perçu va égale- ment renforcer l’adhésion à cette réhabilitation.       <br />
              <br />
       Chez l’adulte les blessures du haut du corps sont majoritaires : tendinopathies de l’épaule avec les pathologies de surmenage, le risque étant plus élevé dans les mouvements répétés au-dessus de la tête, au niveau du coude le tennis elbow, qui se manifeste par une douleur de type tendinite au niveau de l’épicondyle, le cou, les cervicales, le dos et lombaires peuvent également souffrir de blessures principalement liées aux mouvements du service, alors que les membres inférieurs sont plus touchés chez les jeunes joueurs : élongations musculaires principalement derrière la cuisse et au mollet, entorses ligamentaires à la cheville et au genou. La prévention des blessures passe par l’utilisation d’équipements adaptés au joueur et à son niveau, mais aussi par une bonne préparation et un entraînement bien conduit toujours précédé d’un échauffement. La santé a été définie par l’Organisation mondiale de la santé en 1946 comme « un état complet de bien-être physique, mental, social, et ne consiste pas seulement en l’absence de maladie et d’infirmité ». La psychologie, notamment avec le modèle transactionnel (Bruchon-Schweitzer, 2000) reprenant celui de Lazarus et Folkman (1984), propose une explication plus globale et plus dynamique de la santé posant la question de la place de certains facteurs dans l’apparition d’une maladie ou dans le maintien de l’état de santé, et surtout la place de l’individu, qui va négocier avec tous ces facteurs. On dénombre trois sortes de facteurs : les antécédents contextuels, comme le niveau socio-démographique, ou individuels : style de vie, sentiment d’auto-efficacité... ; les critères correspondant à l’état de santé final somatique et émotionnel du sujet ; et les médiateurs qui vont intervenir entre les deux et vont permettre au sujet d’opérer dans un premier temps une évaluation dans une situation donnée : évaluation du stress perçu, de son soutien social perçu et du contrôle perçu sur cette situation, et ensuite élaborer, intentionnellement ou non, des stratégies d’ajustement. Ces stratégies peuvent être adaptées ou non, en fonction des situations : on parle alors de coping, qui peut être centré sur le problème, sur l’émotivité et sur la recherche de soutien social. En psychologie de la santé, on s’intéresse donc moins à ce que les sujets sont, mais à ce qu’ils font dans une situation donnée.
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      <img src="https://www.hypnose-formation.fr/photo/art/default/96995350-67594032.jpg?v=1781595530" alt="Blessures de tennis. Parallèle avec la maladie en psychologie de la santé. Pour le Hors-Série 12 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves." title="Blessures de tennis. Parallèle avec la maladie en psychologie de la santé. Pour le Hors-Série 12 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves." />
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      L’auto-efficacité correspond à la disposition individuelle à évaluer sa propre efficacité dans différentes situations de la vie quotidienne :        <br />
              <br />
       professionnelle, sociale, sportive... Le sentiment d’auto-efficacité se définit comme un phénomène situé sur un continuum allant de faible à élevé, qui concerne « les croyances qu’entretient une personne sur les ressources qu’elle détient, et sur sa capacité de les mobiliser et d’accomplir les actions requises pour répondre aux exigences d’une situation donnée ».       <br />
              <br />
       La Santé globale s’intéresse aux personnes sans maladie déclarée. Le questionnaire de Rivolier (1987) a été conçu dans le but d’un suivi des personnes sur une période définie initialement prévue pour des expéditions au pôle Nord où on mesurait la dégradation de certains domaines et dans des situations extrêmes particulières : stress intense, par exemple.       <br />
              <br />
       Nous voyons bien l’intérêt de mettre en parallèle ces notions issues de la psychologie de la santé avec les modèles issus du champ du sport, car être performant et donc compétitif vis-à-vis de soi et envers les autres peut provoquer des peurs et croyances génératrices de stress. Nous nous interrogeons sur la manière dont le sentiment d’auto-efficacité et la santé globale d’un sportif peuvent influer sur la prévention et principalement ici la récupération de la blessure ? En l’absence de sentiment d’auto-efficacité, la récupération et la guérison peuvent être affectées par la « souffrance psychique », et par la suite impacter les performances. Cette notion étant très vague, il devient plus judicieux de se concentrer sur un aspect mesu- rable de la souffrance psychique chez le sportif blessé comme le niveau de stress, qui peut influencer l’estime de soi, les stratégies de coping, également le lieu de contrôle des événements. Il semble pertinent de nous axer sur l’auto-efficacité pour rendre compte des variations interindividuelles de cette dimension selon le moment de récupération, et sur la santé globale comme indicateur général de bien-être du sportif.       <br />
              <br />
       La contribution de l’hypnose en période de récupération de blessures pourrait être étudiée, afin de montrer que cette technique va influer sur le niveau d’auto-efficacité perçue et la santé globale de la personne.       <br />
              <br />
       L’hypnose est définie comme un état de «veille paradoxale» par François Roustang, faisant référence à la notion de « sommeil paradoxal », phase où le dormeur produit des rêves. Le sujet n’est pas endormi bien qu’il en ait l’apparence. Il reste conscient de son environnement, présent tout en laissant libre cours à son imagination. Ainsi il est courant de définir l’hypnose comme un état modifié de conscience. Les neurosciences nous apprennent, grâce à l’imagerie cérébrale, que l’hypnose semblerait influer sur les mécanismes inhibiteurs qui contrôlent l’activité des régions sensorielles à l’état de veille, et ainsi faciliterait l’imagerie mentale spontanée, et produirait des changements au niveau sensoriel par l’intervention de suggestions ciblées. Ainsi, l’hypnose a montré des effets positifs dans le traitement de la douleur, permettant la modulation des différentes dimensions de l’expérience douloureuse, lors de suggestions proposées après la phase d’induction.       <br />
              <br />
       La douleur est un phénomène subjectif purement individuel, comportant de multiples facettes, qui rendent son étude complexe et sa compréhension essentielle pour soulager la personne qui souffre. La connaissance de la physiologie de la douleur dans les domaines neurophysiologiques et neurobiochimiques a pu progresser grâce aux travaux de Wall et Melzack en 1969. Les mécanismes de la nociception ont pu alors être décrits, les voies de propagation de l’influx douloureux et les récepteurs nociceptifs localisés et la théorie du « Gate control » de Melzack a mis en évidence un mécanisme d’inhibition de l’influx (la porte) pouvant mener vers la prise de conscience des stimuli douloureux selon leur intensité, et permettant l’intégration de la douleur dans la vie mentale. Ainsi, la douleur est un système d’alarme informant le cerveau de la présence d’un agent d’agression interne ou externe. Différents facteurs vont intervenir dans la sensation douloureuse, comme l’émotion, le stress, l’état psychologique, également un phénomène pouvant influer sur la composante émotive : l’effet placebo.       <br />
              <br />
       Les représentations mentales de la souffrance interviennent et vont en conditionner l’expérience, ainsi l’aspect religieux, et les notions d’expiation, de croyances magiques, de rituels... l’aspect socioculturel, avec l’exhibition de la souffrance dans certaines cultures, le rejet de la souffrance comme une confrontation à l’échec dans nos sociétés du paraître et de la forme à tout prix. La philosophie s’intéresse aussi au phénomène douloureux et part à la quête de sens à la souffrance humaine, essayant de lui attribuer une valeur. La souffrance, qualifiée de mauvaise en terme de catégorie anthropologique au sein de la philosophie occidentale, revêt une tout autre conception avec l’apport des civilisations orientales, et l’engouement pour les « médecines douces », les techniques douces comme la sophrologie, la réflexologie, le training autogène, la relaxation, entrent alors à l’hôpital, les centres antidouleur apparaissent, et une nouvelle science naît : l’algologie. Les équipes multidisciplinaires s’intéressent à la douleur chronique, la douleur maladie, qui est un des deux types différenciés de la douleur, au côté de la douleur aiguë, douleur alerte.       <br />
              <br />
       La définition de la douleur décrit une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable. Les terminaisons nerveuses perçoivent le stimulus nociceptif et transmettent l’information vers les aires cérébrales respon- sables de la perception sensorielle et émotionnelle de la douleur. Le traitement cognitif réalisé par le cortex préfrontal module ce que nous ressentons. La pénibilité peut alors être accrue ou atténuée par la compréhension de la signification de cette souffrance.       <br />
              <br />
       L’hypnose agit elle-même comme une expérience sensorielle et émotionnelle, et utilise donc les mêmes canaux que la douleur. Elle va pouvoir s’appuyer également sur les différentes tonalités de la douleur, comme les sensations de pincement, de tension, de brûlure, de striction... et travailler sur les métaphores que le patient apporte lui-même. Son efficacité avérée lors d’études avec groupes témoins, a été vérifiée grâce à l’imagerie, qui a montré une réduction de l’activité des principales aires de la douleur lors de suggestions analgésiques. L’hypnose allège les douleurs chroniques autant que les douleurs aiguës. Elle permet de contrôler l’anxiété, le stress, l’appréhension et les phénomènes d’anticipation de la douleur, notamment en cas de soins particulièrement douloureux, comme chez les grands brûlés, permettant ainsi de baisser la consommation d’antalgiques, ou lors d’interventions chirurgicales. Certains anesthésistes utilisent en effet l’hypnose avec succès, l’utilisation d’anesthésiants pouvant être réduite, le réveil du patient et les suites opératoires s’en trouvent améliorés.       <br />
              <br />
       Si elles sont utilisées dans le respect d’un cadre éthique, les techniques hypnotiques peuvent se révéler un outil très puissant. L’hypnose n’a pas à s’apparenter à un tour de magie, mais constitue un instrument créatif, permettant à la personne de faire émerger les ressources dont elle dispose. Dans le cadre d’une blessure sportive, on entrevoit la notion de traumatisme, également d’état douloureux, de souffrance physique mais aussi psychologique. L’hypnose peut apporter une réponse adaptée et l’expérience a montré des résultats positifs dans ce domaine. Dans ce sport individuel exigeant qu’est le tennis, reconnu comme particulièrement difficile mentalement, l’hypnose peut contribuer à renforcer l’image de soi, permettre d’augmenter la force mentale, la sécurité émotionnelle au moyen de suggestions ciblées. Par ailleurs, les neurosciences ont montré l’importance des neurones miroirs lorsqu’un sujet se représente mentalement une action. Ainsi, en état d’hypnose, les neurones miroirs peuvent participer à la guérison, en préparant le retour à l’action par la visualisation des gestes et comportements du joueur de tennis, et il a été démontré que les muscles répondent même en présence d’une représentation mentale de cette action. Ainsi, l’hypnose se révèle être un instrument créatif pour accompagner la personne vers la récupération de ses capacités, en faisant émerger les ressources dont elle dispose, et permettant de renforcer son sentiment d’auto-efficacité.       <br />
              <br />
       Au niveau cognitif, notons l’importance de la perception d’une part : « L’ensemble des mécanismes et des processus par lesquels l’organisme prend connaissance du monde et de son environnement sur la base des informations élaborées par ses organes sensoriels et peut ainsi construire ses représentations mentales ». Quant à la conscience, elle s’appuie sur l’attention, et permet le lien entre un facteur interne, la régulation biologique, et le traitement des images qui sont la représentation des objets ou événements situés à l’extérieur de l’organisme. Elle donne la connaissance à l’individu des images qu’il produit pour les utiliser dans ses raisonnements orientés vers l’action, base de l’intentionnalité. L’hypnose fait appel à la notion d’attention focalisée, donc la stimulation représentée par le discours du thérapeute lors de l’induction et dirigé vers la perception du patient (visuelle, auditive kynestésique, olfactive, gustative) qui conduirait à un traitement non conscient parvenant à la conscience par le biais de l’attention focalisée induite, et le patient est capable de montrer au thérapeute la connaissance de la stimulation qu’il reçoit. Un autre aspect intéressant concernant les représentations mentales est la production de métaphores, ces images chargées de sens, employées dans un contexte lui-même évocateur, et qui constituent également une base de travail en hypnose.       <br />
              <br />
       En suggérant la visualisation de la guérison intégrant tous les aspects de la perception, et l’anticipation d’un programme y conduisant, par un travail avec le temps en différentes étapes, le processus d’adaptation va avoir lieu. L’hypnose offre un cadre respectant la personne dans toutes ses dimensions bio-psycho-sociale, et permettant de restaurer une base de sécurité, un sentiment de confiance, et donc d’auto-efficacité, pour pouvoir retrouver le mouvement. Le domaine du sport est encore sous-représenté dans les recherches actuelles concernant l’hypnose, même si certaines ont été menées avec succès chez les golfeurs. Les joueurs de tennis pourraient également en tirer un bénéfice, ces deux sports présentant des similitudes. Il reste encore beaucoup à découvrir et l’exploration de l’efficacité de l’hypnose sur les différentes variables psychologiques de la performance comme la concentration, l’émotion et la motivation est prometteuse, en s’attachant également aux facteurs facilitant un meilleur retour à l’entraînement et à la compétition après une blessure, comme le sentiment d’auto-efficacité.       <br />
              <br />
       
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       “De la douleur à la douceur“       <br />
              <br />
       Ce hors-série de 236 pages relate de nombreuses expériences cliniques pour soulager la douleur aiguë et la douleur chronique. Les 23 auteurs (médecins, anesthésistes, dentistes, infirmiers, psychothérapeutes, kinésithérapeutes… ) partagent ici leurs pratiques cliniques. C’est volontairement que nous avons privilégié la pratique courante afin que chacun puisse en tirer parti et mettre en application les différentes techniques proposées. Ces outils serviront le confort et la sécurité de vos patients et de vous-même. Ce hors-série est coordonné par Marie Arnaud, psychothérapeute et Philippe Houssel, médecin anesthésiste réanimateur.        <br />
              <br />
       Lorsque la Version papier de ce numéro sera épuisée, la version PDF sera fournie à la place       <br />
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       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/De-la-douleur-a-la-douceur_a264.html">Éditorial : De la douleur à la douceur ? M. Arnaud</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Fibromyalgie-Alliance-hypnose-et-therapie-orientee-solution_a265.html">Fibromyalgie. A. Vallée</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Douleurs-traumatiques-Quand-des-mots-apaisent-des-maux_a266.html">Douleurs traumatiques. G. Chaboud</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Hypnose-et-recherche-L-experience-liegeoise_a267.html">Hypnose et recherche. A. Vanhaudenhuyse et M.-E. Faymonville</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Reeducation-et-hypnose-Avec-l-espoir-comme-allie_a268.html">Rééducation et hypnose. V. Monfort</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/La-presence-Retrouver-le-patient-la%CC%80-ou%CC%80-il-est_a269.html">La présence. M. Galy</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://hypnose-formation.fr/publications/126-blessures-de-tennis-paralle-le-avec-la-maladie-en-psychologie-de-la-sante-pour-le-hors-serie-12-de-la-revue-hypnose-et-therapies-breves">Blessures de tennis. V. Dasle</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/La-douleur-chronique-Le-corps-en-mouvement_a270.html">La douleur chronique. B. Dubos</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Mon-banal-de-la-douleur_a271.html">Mon banal de la douleur. A. Bioy</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Communication-therapeutique-Au-bloc-operatoire-en-salle-d-accouchement_a272.html">Communication thérapeutique. E. Boselli</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Editorial-du-Dr-Philippe-Houssel_a273.html">Éditorial : P. Houssel</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Cesarienne-naturelle_a274.html">Césarienne naturelle. F. Bernard</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Gant-analgesique-Une-technique-de-protection-au-pouvoir-magique_a275.html">Gant analgésique. X. Paqueron</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/L-hypnose-perioperatoire_a276.html">L’hypnose périopératoire. F. Roelants et C. Watremez</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Soins-dentaires-chez-l-enfant-La-douleur-comme-alliee_a277.html">Soins dentaires chez l’enfant. C. Martin</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Curietherapie-Les-secrets-de-l-hypnose-devoiles-par-l-hypnoanalgesie_a278.html">Curiethérapie. E. Rigal</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://hypnose-formation.fr/publications/117-hypnose-et-anesthesie-dans-un-service-de-grands-brules-revue-hypnose-et-therapies-breves-florent-hamon">Hypnose et anesthésie. F. Hamon</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Une-conteuse-au-bloc-operatoire-Conte-metaphorique-en-anesthesie_a279.html">Une conteuse au bloc opératoire. A. Khaled</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://hypnose-formation.fr/publications/124-aux-urgences-moins-de-chimie-un-gain-de-temps-pour-le-hors-serie-12-de-la-revue-hypnose-et-therapies-breves">Aux Urgences. N. Guler et S. Weber</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Pediatrie-dans-un-bloc-operatoire_a280.html">Pédiatrie, dans un bloc opératoire. M. Marchal</a>       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.hypnose-formation.fr/Blessures-de-tennis-Parallèle-avec-la-maladie-en-psychologie-de-la-sante-Pour-le-Hors-Serie-12-de-la-Revue-Hypnose-et_a52.html</link>
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  <item>
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   <title>Aux Urgences. Moins de chimie, un gain de temps. Pour le Hors-Série 12 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.</title>
   <pubDate>Tue, 16 Jun 2026 01:02:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent GROSS</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Publications en Hypnose et EMDR Intégrative]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-formation.fr/photo/art/default/96991571-67592798.jpg?v=1781564850" alt="Aux Urgences. Moins de chimie, un gain de temps. Pour le Hors-Série 12 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves." title="Aux Urgences. Moins de chimie, un gain de temps. Pour le Hors-Série 12 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves." />
     </div>
     <div>
      Hypnose et neurosciences. Les techniques d’imagerie actuelles ont permis d’améliorer notre compréhension de la douleur.        <br />
              <br />
       <b>NAZMINE GULER </b>       <br />
       Médecin urgentiste, attachée au service Douleur. Praticienne en hypnose et thérapies brèves. CHR Metz-Thionville, site de Mercy. <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/">Formatrice au CHTIP Collège d'Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris</a> et à l'Institut UTHyL à Nancy       <br />
              <br />
       <b>SANDRINE WEBER </b>       <br />
       Médecin praticien hospitalier urgentiste à Metz. Pratique l’hypnose depuis 10 ans.        <br />
              <br />
        La caméra à positrons, la résonance magnétique nucléaire fonctionnelle (RMNF), ainsi que l’étude des potentiels évoqués en réponse à des stimuli douloureux montrent que la douleur s’accompagne de l’activation d’un réseau de structures cérébrales incluant le thalamus, le cortex somato- sensoriel primaire et secondaire, l’insula et le cortex cingulaire antérieur. Parallèlement, plusieurs études d’imagerie cérébrale fonctionnelle démontrent que des suggestions hypnotiques d’analgésie produisent une diminution significative de l’activité de ces régions (2, 3, 4, 5, 6). Ainsi, Rainville et Price ont montré que des suggestions visant spécifiquement l’intensité sensorielle de la douleur peuvent affecter l’activité dans le cortex somato-sensoriel primaire, alors que des suggestions visant à atténuer spécifiquement le désagrément de la douleur agissent spécifiquement sur le cortex cingulaire antérieur, traditionnellement associé aux émotions (7,8,9,10,11). L’hypnose est donc susceptible d’entraîner des modifications sensorielles et émotionnelles.        <br />
              <br />
       <b>Pourquoi l’hypnose aux urgences en particulier ?       <br />
       </b>       <br />
       Pourquoi l’hypnose aux urgences en particulier ? Premièrement, c’est un excellent moyen de communication notamment auprès d’un patient en détresse dans un contexte d’urgence ressentie. Deuxièmement, c’est un outil qui permet aux soignants de rajouter du confort personnel dans leur travail. Troisièmement, les urgences sont l’endroit idéal pour pratiquer, les résistances des patients y sont au plus bas. La croyance du patient en l’hypnose n’est pas un prérequis à son adhésion. Cette technique est efficace tant sur la douleur et le stress, que nous ayons à réaliser un geste technique ou pas (pose de voie veineuse périphérique, par exemple) (12).        <br />
              <br />
       Les indications sont les suivantes : les réductions de fractures et de luxation d’articulations, les sutures, les ponctions lombaires, pleurales, veineuses... les drains thoraciques, la gestion du stress et de la douleur en toutes circonstances en pré-hospitalier (exemples : coronarien, polytraumatisé...) et dans le service, la gestion du stress de l’appelant au centre 15.        <br />
              <br />
       Les contre-indications sont les suivantes : les pathologies psychiatriques décompensées, la prise de toxiques (alcool, stupéfiants, sédatifs...).        <br />
              <br />
       Les urgences paraissent être un environnement hostile à première vue, un lieu rempli de colère, de douleur et d’angoisse. Les tensions y sont perma- nentes et les principales agressions et plaintes sont liées à un problème essentiel de communication voire à l’absence de communication. La communication hypnotique nous apprend à réhumaniser les soins, à améliorer la relation médecin-patient, et surtout apporte un bien-être dans un domaine très négligé, le confort du soignant.        <br />
              <br />
       <b>Il s’agit ici de rejoindre le patient là où il est et d’accepter ce qu’il nous apporte...        <br />
       </b>       <br />
       Par exemple, voici la restitution d’un dialogue entre l’urgentiste et le fils d’un patient, excédé d’avoir attendu six heures que l’on s’occupe de son père.        <br />
              <br />
       Médecin : « Bonjour, comment est-ce que je peux vous être utile ?        <br />
              <br />
       Patient : C’est inadmissible, cela fait six heures que j’attends que mon père soit vu, il peut crever !        <br />
              <br />
       M. : Il est évident que vous êtes en colère. P. : Bien sûr que je suis en colère !       <br />
       M. : Vous êtes très en colère, dites donc. P. : Oui, je suis très en colère !        <br />
              <br />
       M. : Monsieur, je ne suis pas à votre place, dans tous les cas vous avez raison d’être en colère.        <br />
              <br />
       P. : Non mais, vous vous foutez de ma gueule ?        <br />
              <br />
       M. : Pourquoi ? Vous avez l’impression que je me fous de votre gueule et pourtant je suis sincère. J’aurais été à votre place, cela fait longtemps que je serais parti ! Et d’ailleurs dites-moi, comment avez-vous fait pour tenir le coup ?        <br />
              <br />
       P. : Ben euh, c’est parce que je m’inquiète pour mon père !        <br />
              <br />
       M. : Bravo, en tout cas c’est bien car ce n’est pas facile ni pour vous ni pour lui, etc. »        <br />
              <br />
       C’est le genre d’échange avec les patients, les familles, les collègues qui nous permet de nous économiser et de savoir travailler avec la colère pour un résultat constructif.        <br />
              <br />
       Il s’agit ici de rejoindre le patient là où il est et d’accepter ce qu’il nous apporte : colère, tristesse, angoisse... puis de l’utiliser comme tremplin pour provoquer le changement ; en sport, « transformer l’essai ».        <br />
              <br />
       Eviter le plus possible les termes négatifs et adopter une position basse en termes de ton de la voix, de posture et de vocabulaire employé, faites parler l’humain que vous êtes, ici et maintenant.        <br />
              <br />
       La réaction classique aurait été de répondre au patient sur un ton agressif et défensif en retournant l’accusation : « Monsieur, vous êtes aux urgences, il y a des priorités et donc de l’attente, le cas de votre père n’est pas une urgence vitale et ce n’est pas la peine de m’agresser, j’ai beaucoup de travail... » Au lieu de culpabiliser le patient en l’accusant, nous faisons émerger ses ressources par ce genre de phrase : « Et d’ailleurs, dites-moi comment avez- vous fait pour tenir le coup ? » Qui est en réalité un compliment... 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-formation.fr/photo/art/default/96991571-67592799.jpg?v=1781564850" alt="Aux Urgences. Moins de chimie, un gain de temps. Pour le Hors-Série 12 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves." title="Aux Urgences. Moins de chimie, un gain de temps. Pour le Hors-Série 12 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves." />
     </div>
     <div>
      L’utilisation de la communication hypnotique est essentielle au centre d’appel d’urgence...        <br />
              <br />
       L’utilisation de la communication hypnotique est essentielle au centre d’appel d’urgence le 15. Cela nous permet de rassurer efficacement l’interlo- cuteur pour recueillir les informations indispensables afin d’évaluer la situation, pour qu’il nous écoute efficacement si des gestes de secours sont nécessaires, tels le massage cardiaque, la mise en PLS des patients comateux, le refroidissement d’une brûlure, la compression d’une plaie qui saigne, etc.        <br />
              <br />
       Des séances d’hypnose formelle très courtes peuvent également être effectuées pour gérer les crises d’angoisse quelle que soit la gravité de la situation.        <br />
              <br />
       Hypnose formelle pour accompagner des gestes douloureux anxiogènes        <br />
              <br />
       Il est important d’éviter d’annoncer le déroulé des soins avec toutes les connotations négatives en relation avec la douleur, et bien au con- traire d’en parler de manière rassurante, en employant des termes bien- veillants, positifs.        <br />
              <br />
       Dans un article de Pain datant de décembre 2005*, intitulé « Les mots peuvent-ils blesser ? », ElviraV. Lang, médecin au Département de radio- logie de l’hôpital de Beth Israël à Boston (MA, USA), note que la description des procédures invasives en termes de douleur ou d’expérience désagréable est susceptible de générer douleur et anxiété chez les patients. Ainsi, décrire une procédure en termes de douleur ou d’événements indésirables accroît la sensation de douleur ou d’anxiété. E. Lang conclut à la nécessité de mieux comprendre comment la manière de communiquer influence les patients. Fort de ce constat, nous décrivons comment il est possible d’adapter notre communication verbale et corporelle pour améliorer le confort moral et physique des patients confrontés à une expérience souvent négative émo- tionnellement dans le monde du soin (13).        <br />
              <br />
       Préférez dire au patient : « Soyez rassuré, je vous pose une perfusion, ce ne sera pas agréable et cela va bien se passer », à la place de : « ne vous inquiétez pas, je vais piquer, ça va faire mal... » Evitez les mots à connotation négative dans l’annonce du déroulé des soins.        <br />
              <br />
       Par exemple, voici le cas d’une patiente du service des urgences du CHR de Metz. Agée de 75 ans et d’origine italienne, elle est montée sur une chaise pour rempoter ses géraniums, elle est tombée en se luxant l’épaule. Nous lui proposons de la soigner en bénéficiant d’une séance d’hypnose afin de lui éviter la sur-médication, compte tenu de son âge. Avec son accord, ma collègue et moi-même l’emmenons dans un lieu sûr où elle fait une activitéfavorite.Nousfaisonsdessuggestionsdirectesd’anesthésieetde relâchement de son épaule et de son bras. La patiente les yeux fermés pleure tout le temps de la séance pendant que je lui parle et que ma collègue tire sur son bras. Une fois l’épaule réduite, la patiente prend un peu de temps pour revenir dans la salle des urgences, toujours en pleurant. Puis elle ouvre les yeux en nous disant : « Màaa, qu’est-ce que vous m’avez fait ? » (avec l’accent italien), et nous de lui demander toutes surprises : « pourquoi pleurez-vous ? avez-vous eu mal ? ». Elle répond, toute émue : « J’ai parlé au Seigneur et j’ai vu plein de belles colors. » Je lui demande alors : « Etait-ce agréable pour vous ? », et sa réponse : « bien sûr que oui ! » Mon bip SMUR sonne et ma collègue (après l’immobilisation du bras et radiographie de contrôle) la raccompagne vers son mari en salle d’attente et la patiente de dire à son mari : « Je n’oublierai jamais ces dames », pleine de reconnaissance.        <br />
              <br />
       Comme le pensait Erickson, les patients sont vraiment un réservoir de ressources et nous sommes simplement là pour les aider à les faire émerger        <br />
              <br />
       Un second exemple, en préhospitalier. Il est midi, le bip sonne, une douleur thoracique est annoncée par le centre 15 à Bouzonville (30 minutes de trajet), le patient âgé de 53 ans, fumeur avec des facteurs de risques cardio- vasculaires, présente une douleur thoracique intense depuis la nuit. Un électrocardiogramme est effectué et le diagnostic d’infarctus du myocarde est posé. Le traitement médicamenteux adapté pour fluidifier le sang en attendant la coronarographie est prescrit. En ce qui concerne la gestion de la douleur et du stress, je propose au patient de l’hypnose. Il me répond : « Je n’y crois pas », et je lui réponds « Monsieur, au mieux ça marche, et sinon c’est case départ.Vous n’avez rien à perdre, êtes-vous OK pour tenter l’expérience ? ».        <br />
              <br />
       Avec son accord, nous débutons la séance dans le camion pompier alors que nous roulons sur les routes chaotiques de Moselle avec les alarmes sonoresduscopeetleretentissementdugyrophare.L’inductionhypno- tique se fait avec focalisation sur les bruits environnants et le ressenti des vibrations de l’ambulance. Nous travaillons sur la partie du corps qui souffre avec une technique de signaling et de catalepsie, et bien sûr une partie bien portante vient l’aider. Un ancrage est réalisé en vue de faciliter l’autohypnose en salle de coronarographie et des suggestions post-hypnotiques lui sont faites avec liberté de rester en hypnose ou bien de faire des entrées ou des sorties de transe en fonction de son confort jusqu’à la fin de la coronarographie et possibilité de répondre aux questions du personnel soignant. Ce patient est resté en hypnose tout le long de la prise en charge et jusqu’à la fin de la coronarographie. En salle de cathé- térisation, je préviens l’équipe, que je connais bien, que le patient est en hypnose et je leur demande de faire de leur mieux pour ne pas utiliser de termes négatifs quand elle s’adresse à lui.        <br />
              <br />
       Et nous sommes passés d’une expérience habituellement traumatique avec des soignants qui tiennent fermement l’enfant contre son gré, à un moment de jeu pour l’enfant, ainsi elle ne constituera pas une mémoire traumatique de la douleur pour des soins futurs        <br />
              <br />
       A ma grande surprise, l’interne de cardiologie me demande : « Mais je ne sais pas comment faire pour le réveiller ! » : Je lui réponds alors : « Sois rassurée, tu n’as rien à faire, le patient se gère, il sait exactement ce qu’il a à faire et sortira de sa transe de lui-même. » Le retour d’expérience est qu’il a effectivement utilisé l’autohypnose pour la gestion de son stress et de sadouleurpendantl’angioplastieavecposedestent.Adistance,ilautilisé cette unique séance pour faire son sevrage du tabac.        <br />
              <br />
       Comme le pensait Erickson, les patients sont vraiment un réservoir de ressources et nous sommes simplement là pour les aider à les faire émerger. Depuis l’utilisation de l’hypnose, je peux constater que nous avons la reconnaissance des patients, chose qui est très rare aux urgences compte tenu du contexte hostile et qui bien souvent frustre les soignants. Nous permettons aux patients de vivre une expérience unique et très personnelle dans un endroit pas très accueillant et qui, par l’intermédiaire des ancrages, leur permettra de se replonger dans cet état une fois rentrés chez eux, lorsqu’ils en auront besoin, car l’apprentissage de l’autohypnose est facilité par le contexte de l’urgence ressentie. Pour ceux qui pratiquent l’hypnose en consultation, chose est de constater que l’apprentissage de l’autohypnose est bien plus long qu’en situation aiguë.        <br />
              <br />
       Concernant les enfants, au-dessus de 7 ans environ, en fonction de la maturité de l’enfant, l’hypnose formelle peut être largement utilisée. En dessous de 7 ans, mieux vaut préférer la distraction en utilisant la complicité des parents.        <br />
              <br />
       Par exemple, une petite fille de 4 ans, ayant chuté de sa hauteur avec une plaie du cuir chevelu de 2 cm environ, arrive apeurée, accompagnée de sa maman. L’aide-soignante, suite aux confidences de la maman, joue le rôle de la poupée Barbie qui va aider le docteur à réparer le bobo. La maman a pour mission de dessiner sur un tableau magique des figures que la petite fille doit deviner le temps des soins. Les agrafes sont posées une à une (4 au total) sans anesthésie locale en lui suggérant qu’un malin petit moustique l’a chatouillée.        <br />
              <br />
       Et nous sommes passés d’une expérience habituellement traumatique avec des soignants qui tiennent fermement l’enfant contre son gré, à un moment de jeu pour l’enfant, ainsi elle ne constituera pas une mémoire traumatique de la douleur pour des soins futurs.        <br />
              <br />
       Pour ceux qui utilisent le MEOPA, gaz hilarant, l’acceptation du masque se fait d’autant mieux si on l’introduit comme un jeu : « Bonjour, jeune homme, afin de réparer le bobo, il t’est permis de choisir le parfum qu’il te plaira de respirer commechezleglacier,nousavonsàdispositionchocolat,fraise,pistache,caramel... et surtout ne respire pas tout car moi aussi j’en veux un peu. » Ou de lui faire jouer le pilote de ligne avec son masque d’aviateur.        <br />
              <br />
       Hypnose ou autohypnose, le bénéfice pour les soignants        <br />
              <br />
       Il est indéniable que la pratique de l’hypnose aux urgences par le soignant lui apporte un confort dans un domaine très négligé qu’est son bien-être et son épanouissement aussi bien privé que professionnel. Les situations de conflits avec les patients ou les collègues ne sont plus une source d’anxiété et de stress. Lorsque nous vivons des situations dramatiques, comme le décès de patients jeunes dans des circonstances traumatiques ou bien la mort subite du nourrisson, il est important de disposer de cet outil pour nous aider à purger notre stress ou bien à en faire bénéficier nos collègues.        <br />
              <br />
       Par exemple, notre collègue jeune assistante aux urgences ayant un temps partagé au SMUR de Necker à Paris, est intervenue avec les secours lors des attentats du 13 novembre 2015. Lors de la minute de silence quelques jours plus tard, dans le hall de l’hôpital, elle s’est mise à pleurer, dans sa tenue professionnelle, nous évoquant bien le traumatisme vécu et non digéré. Elle a bénéficié de séances d’hypnose qui lui ont été très bénéfiques, lui évitant d’être figée dans un stress post-traumatique. A ce jour, elle se forme à l’hypnose pour sa pratique aux urgences et pour elle-même.        <br />
              <br />
       Un autre exemple : j’entends des hurlements de douleur et de terreur aux urgences derrière la porte d’une salle d’examen. J’ouvre la porte et là, vision d’horreur, tout le monde crie : un aide-soignant couché sur une patiente schizophrène en état d’agitation aiguë, attachée sur le brancard (pour l’empêcher de tomber, car elle avait réussi à défaire son lien), en train d’être mordu au ventre violemment jusqu’au sang. L’infirmière est tétanisée, j’appelle du renfort afin de maîtriser la patiente et de libérer l’aide-soignant. Ce dernier fait un malaise vagal dans les minutes qui suivent l’agression, allongé sur un brancard je lui demande : « Comment te sens- tu ? », et il me répond « très mal ! ». Je lui demande : « Veux-tu bénéficier d’une séance d’hypnose ? », il me répond un grand oui sans hésitation alors que je savais qu’il n’y croyait pas. La séance d’hypnose s’est très bien déroulée avec une adhésion totale, un soulagement immédiat de son anxiété et de sa douleur, et il a d’ailleurs refusé la proposition d’arrêt maladie et a poursuivi son travail comme si de rien n’était, à mon grand étonnement.        <br />
              <br />
       Aux urgences, la communication hypnotique est utilisée tous les jours, l’hypnose formelle lorsque l’occasion se présente et l’autohypnose pour s’apaiser        <br />
              <br />
       Ce même aide-soignant avait subi, malheureusement, quinze jours auparavant, une tentative d’étranglement par un patient, phénomène traumatique qu’il avait du mal à oublier, car non traité, alors que la morsure était déjà archivée dans son inconscient.        <br />
              <br />
       Un dernier exemple, d’après une expérience personnelle : me retrouvant au sol après avoir chuté d’un tabouret dans ma cuisine, une douleur vive, insupportable de mon bassin et de ma jambe droite. Incapable de me relever, seule à la maison, je commence de manière très instinctive ma séance d’autohypnose. Je rentre à l’intérieur de mon corps après des exer- cices de respiration et analyse une à une chaque partie de mon corps tel un ordinateur et les mobilise progressivement et utilise la réification pour les zones douloureuses. Si mon mari était passé par là, il m’aurait cru probablement morte ou comateuse. Après 30 minutes, je suis debout et heureusement sans fracture et sans avoir utilisé aucun antalgique chimique. Mon apprentissage de cette technique me sert au quotidien pour la gestion de mon anxiété et de mes douleurs.        <br />
              <br />
       Aux urgences, la communication hypnotique est utilisée tous les jours, l’hypnose formelle lorsque l’occasion se présente et l’autohypnose pour s’apaiser.        <br />
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     <div><b>Commandez ce numéro Hors-Série n°12 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves: «La Douleur»</b></div>
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      <img src="https://www.hypnose-formation.fr/photo/art/default/96991571-67592802.jpg?v=1781564807" alt="Aux Urgences. Moins de chimie, un gain de temps. Pour le Hors-Série 12 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves." title="Aux Urgences. Moins de chimie, un gain de temps. Pour le Hors-Série 12 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves." />
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      Lorsque la Version papier de ce numéro est sera épuisée, la version PDF sera fournie à la place       <br />
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       “De la douleur à la douceur“       <br />
              <br />
       Ce hors-série de 236 pages relate de nombreuses expériences cliniques pour soulager la douleur aiguë et la douleur chronique. Les 23 auteurs (médecins, anesthésistes, dentistes, infirmiers, psychothérapeutes, kinésithérapeutes… ) partagent ici leurs pratiques cliniques. C’est volontairement que nous avons privilégié la pratique courante afin que chacun puisse en tirer parti et mettre en application les différentes techniques proposées. Ces outils serviront le confort et la sécurité de vos patients et de vous-même. Ce hors-série est coordonné par Marie Arnaud, psychothérapeute et Philippe Houssel, médecin anesthésiste réanimateur.        <br />
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       Lorsque la Version papier de ce numéro sera épuisée, la version PDF sera fournie à la place       <br />
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       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/De-la-douleur-a-la-douceur_a264.html">Éditorial : De la douleur à la douceur ? M. Arnaud</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Fibromyalgie-Alliance-hypnose-et-therapie-orientee-solution_a265.html">Fibromyalgie. A. Vallée</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Douleurs-traumatiques-Quand-des-mots-apaisent-des-maux_a266.html">Douleurs traumatiques. G. Chaboud</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Hypnose-et-recherche-L-experience-liegeoise_a267.html">Hypnose et recherche. A. Vanhaudenhuyse et M.-E. Faymonville</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Reeducation-et-hypnose-Avec-l-espoir-comme-allie_a268.html">Rééducation et hypnose. V. Monfort</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/La-presence-Retrouver-le-patient-la%CC%80-ou%CC%80-il-est_a269.html">La présence. M. Galy</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://hypnose-formation.fr/publications/126-blessures-de-tennis-paralle-le-avec-la-maladie-en-psychologie-de-la-sante-pour-le-hors-serie-12-de-la-revue-hypnose-et-therapies-breves">Blessures de tennis. V. Dasle</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/La-douleur-chronique-Le-corps-en-mouvement_a270.html">La douleur chronique. B. Dubos</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Mon-banal-de-la-douleur_a271.html">Mon banal de la douleur. A. Bioy</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Communication-therapeutique-Au-bloc-operatoire-en-salle-d-accouchement_a272.html">Communication thérapeutique. E. Boselli</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Editorial-du-Dr-Philippe-Houssel_a273.html">Éditorial : P. Houssel</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Cesarienne-naturelle_a274.html">Césarienne naturelle. F. Bernard</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Gant-analgesique-Une-technique-de-protection-au-pouvoir-magique_a275.html">Gant analgésique. X. Paqueron</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/L-hypnose-perioperatoire_a276.html">L’hypnose périopératoire. F. Roelants et C. Watremez</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Soins-dentaires-chez-l-enfant-La-douleur-comme-alliee_a277.html">Soins dentaires chez l’enfant. C. Martin</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Curietherapie-Les-secrets-de-l-hypnose-devoiles-par-l-hypnoanalgesie_a278.html">Curiethérapie. E. Rigal</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://hypnose-formation.fr/publications/117-hypnose-et-anesthesie-dans-un-service-de-grands-brules-revue-hypnose-et-therapies-breves-florent-hamon">Hypnose et anesthésie. F. Hamon</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Une-conteuse-au-bloc-operatoire-Conte-metaphorique-en-anesthesie_a279.html">Une conteuse au bloc opératoire. A. Khaled</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://hypnose-formation.fr/publications/124-aux-urgences-moins-de-chimie-un-gain-de-temps-pour-le-hors-serie-12-de-la-revue-hypnose-et-therapies-breves">Aux Urgences. N. Guler et S. Weber</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Pediatrie-dans-un-bloc-operatoire_a280.html">Pédiatrie, dans un bloc opératoire. M. Marchal</a>       <br />
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-formation.fr/photo/art/imagette/96991571-67592798.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hypnose-formation.fr/Aux-Urgences-Moins-de-chimie-un-gain-de-temps-Pour-le-Hors-Serie-12-de-la-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves_a50.html</link>
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   <title>Rhumatismes inflammatoires et vécu psychologique.</title>
   <pubDate>Mon, 15 Jun 2026 20:09:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent GROSS</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Congrès Dépression Hypnose et Thérapies Brèves 2010]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-formation.fr/photo/art/default/96988915-67591559.jpg?v=1781547008" alt="Rhumatismes inflammatoires et vécu psychologique." title="Rhumatismes inflammatoires et vécu psychologique." />
     </div>
     <div>
      Congrés Dépressions Hypnose et Thérapies Brèves:        <br />
       Dr Laure Chapuis, médecin rhumatologue        <br />
       Atelier – Vendredi 17 Septembre 2010, de 14h15 à 16h15       <br />
       Les rhumatismes inflammatoires sont des maladies vécues comme chroniques, douloureuses et handicapantes par les malades. L’annonce du diagnostic, le travail de deuil de sa bonne santé, les difficultés du vécu quotidien sont autant de sources de retentissement psychologique.        <br />
              <br />
       D’un autre côté, le vécu psychologique influence l’évolution de la maladie.        <br />
              <br />
       A partir de témoignages de malades (2 seront présents lors de l’atelier), nous essaierons de mieux appréhender ces difficultés et d’aborder des pistes d’accompagnement.        <br />
              <br />
       Objectifs pédagogiques        <br />
              <br />
       Les participants à cet atelier sont invités à :        <br />
              <br />
       1. Reconnaitre les composantes psychologiques qui accompagnent la vie des malades chroniques        <br />
              <br />
       2. Accepter cette notion de travail de deuil dans ce cadre de maladie chronique        <br />
              <br />
       3. Explorer des possibilités thérapeutiques pour aider ces patients 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-formation.fr/photo/art/imagette/96988915-67591559.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hypnose-formation.fr/Rhumatismes-inflammatoires-et-vecu-psychologique_a29.html</link>
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