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  <title>Le site des Formations en Hypnose et EMDR Intégrative.</title>
  <description><![CDATA[Formations en Hypnose, EMDR IMO en France. Paris, Marseille, Bordeaux, Strasbourg, Nancy ...]]></description>
  <link>https://www.hypnose-formation.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-23T22:59:32+02:00</dc:date>
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   <title>La place de l'hypnose dans le champ de la santé et l'intérêt pour le patient.</title>
   <pubDate>Tue, 16 Jun 2026 10:25:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent GROSS</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Publications en Hypnose et EMDR Intégrative]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-formation.fr/photo/art/default/96995881-67594497.jpg?v=1781598487" alt="La place de l'hypnose dans le champ de la santé et l'intérêt pour le patient." title="La place de l'hypnose dans le champ de la santé et l'intérêt pour le patient." />
     </div>
     <div>
      Chaque profession de santé, dans son domaine de compétence, peut recourir à la pratique de l’hypnose afin d’en améliorer les bénéfices pour les patients, les rendre acteurs et parties prenantes de leur guérison. Que ce soit en établissements de santé ou en libéral, anesthésistes, médecins généralistes ou spécialistes, psychologues, sages-femmes, kinésithérapeutes, infirmières se forment aujourd’hui et témoignent de la valeur ajoutée de l’hypnose médicale à leur profession.       <br />
              <br />
       Cependant, plusieurs ordres professionnels médicaux et paramédicaux n’autorisent pas à ce jour leurs membres à afficher leur pratique de l’hypnose, les professionnels de santé formés se voient alors dans l’obligation d’abandonner la pratique de l’hypnose ou leur titre.       <br />
              <br />
       Les preuves scientifiques reconnues de l’efficacité de l’hypnose nous permettent donc aujourd’hui de formuler des recommandations et de proposer une concertation avec les différents ordres afin de permettre à tous les professionnels de santé dans leurs domaines professionnels reconnus d’utiliser cette compétence en hypnose.       <br />
              <br />
       L’apprentissage de l’hypnose permet au soignant d’acquérir des techniques relationnelles de qualité qui ne sont souvent pas enseignées au cours de leurs études. Ces techniques de communication permettent d’optimiser le lien avec le patient, en dehors de toute utilisation d’hypnose à proprement parler et d’améliorer la relation patient soignant (4).       <br />
              <br />
       La connaissance de phénomènes hypnotiques spontanés, souvent présents chez des patients hospitalisés, permet de plus au soignant de les prendre en compte et d’agir en connaissance de cause en évitant les mauvaises formulations qui pourraient devenir de mauvaises suggestions.       <br />
              <br />
       Cette place essentielle de l’hypnose est illustrée dans ce Livre Blanc par des témoignages :       <br />
              <br />
       I - L’hypnose dans les établissements de santé       <br />
              <br />
       I-1 Regard d’un médecin anesthésiste       <br />
              <br />
       En 2015, une enquête de santé publique (1) révèle que 72 % de la population française entre 18 et 65 ans est favorable à l’introduction de médecines dites complémentaires.       <br />
              <br />
       C’est sans doute pour cette raison et parce que les scientifiques en ont prouvé l’efficacité dans le domaine de la prise en charge de la douleur, que depuis quelques années, l’hypnose connaît un développement sans précédent dans les blocs opératoires. Grâce à l’emploi de certaines techniques, un sujet induit chez un autre l’apparition de processus hypnotiques cérébraux particuliers, transe provoquée ou hypnose. De nombreuses études (2) montrent que notre cerveau fonctionne alors de manière spécifique avec des modifications reproductibles.       <br />
              <br />
       • Les techniques hypnotiques entraînent trois types de processus (3).       <br />
              <br />
       - Il existe tout d’abord des modifications des perceptions sensorielles traduites au niveau d’un réseau cérébral dit de la saillance, avec dans la plupart des cas une augmentation d’activité du cortex cingulaire antérieur ; celui-ci effectue une sorte de tri des informations qui parviennent de la périphérie vers le cerveau ; ces modifications fonctionnelles expliquent la capacité de l’hypnose à diminuer la perception de la douleur.       <br />
              <br />
       - Le deuxième type de processus concerne la modulation de l’activité du réseau nommé : « réseau mode par défaut » avec une modification voire une diminution relative de la perception ou de la conscience de soi dans son environnement, état très intéressant dans la gestion de l’anxiété générée par le contexte de soin.       <br />
              <br />
       - Enfin il existe constamment une diminution des fonctions exécutives (fonction de contrôle, d’esprit critique) qui se manifeste par une hypersuggestibilité, qui rend les suggestions faites par le soignant beaucoup plus efficaces ; c’est notamment le cas pour les suggestions d’analgésie et d’anxiolyse ainsi que le rapporte un article d’une prestigieuse revue d’anesthésie qui fait une large métanalyse sur le sujet (2).       <br />
              <br />
       • L’hypnose au bloc opératoire peut être utilisée de façon formelle, contractuelle en remplacement ou en complément d’une autre technique d’anesthésie comme c’est le cas pour réaliser des endoscopies digestives ou de la petite chirurgie de surface. Le patient sait qu’on utilise l’hypnose, c’est un choix de sa part. Les conditions de sécurité et de surveillance dans lesquelles il est opéré sont les mêmes que pour toute anesthésie. Une communication non verbale entre le patient et le soignant est établie au préalable de l’induction de l’hypnose (par exemple en cas de souci, le patient peut serrer la main du soignant). Cela permet de modifier le protocole en injectant des doses très restreintes de produits analgésiant voire exceptionnellement de modifier la technique et de revenir à une anesthésie générale.       <br />
              <br />
       - Plusieurs études objectivent une nette diminution des produits injectés par rapport à l’anesthésie générale ou à la sédation avec un confort plus important notamment grâce à la réduction de l’anxiété non seulement pendant et après le geste.       <br />
              <br />
       Sur le plan de la cognition : l’absence de perte de conscience diminue très probablement les troubles de la cognition postopératoires observés au décours des anesthésies générales, mais aucune étude à ce jour n’a apporté de preuve formelle de l’impact de l’anesthésie générale sur les fonctions cognitives (5).       <br />
              <br />
       Au niveau de la réhabilitation postopératoire, la sortie est plus précoce et l’indice de satisfaction statistiquement plus élevé qu’avec une anesthésie générale.       <br />
              <br />
       Enfin, beaucoup d’équipes ressentent un confort de travail supérieur autant sur le plan technique que sur le niveau de stress au travail. Quant au patient, il est devenu acteur de son soin.       <br />
              <br />
       Entre l’utilisation simple de techniques de communication issues de l’apprentissage de l’hypnose et la mise en place de séances d’hypnose formelle et contractuelle, il existe de nombreuses applications de l’hypnose dans un cadre moins formel et non contractuel. C’est ce qui est souvent décrit comme étant de l’hypnose conversationnelle, appellation souvent impropre puisque ces techniques n’impliquent pas forcément la participation orale du patient. Nous lui préférons de loin le terme d’hypnose informelle.       <br />
              <br />
       Ainsi des techniques d’hypnose vont venir aider le praticien lors d’actes simples comme :       <br />
              <br />
       - la pose d’une perfusion,       <br />
              <br />
       - la réalisation d’une anesthésie locorégionale,       <br />
              <br />
       - la pose d’une péridurale à la maternité,       <br />
              <br />
       - l’accompagnement de césariennes,       <br />
              <br />
       - la mise en oeuvre d’une anesthésie générale...       <br />
              <br />
       Il s’agit de focaliser le patient soit sur un élément extérieur comme par exemple un écran d’échographie ou interne comme la respiration tout en utilisant ce qui se présente. Cette approche utilisationnelle simplifie le soin et le rend plus confortable et agréable. Là encore, l’activation de processus hypnotiques permet de délivrer des suggestions qui se révèlent efficaces et facilitent le soin. Pour terminer, nous citerons deux contextes particuliers dans lesquels l’hypnose aide l’anesthésiste qui y est confronté :       <br />
              <br />
       - l’obstétrique tout d’abord où la femme qui va accoucher est très souvent en transe et l’utilisation de l’hypnose est très facile et très puissante (6).       <br />
              <br />
       - le cadre de la douleur chronique et notamment de la cancérologie où un grand nombre de techniques rend des services là où la médecine plus traditionnelle a parfois trouvé ses limites.       <br />
              <br />
       Bibliographie       <br />
              <br />
       (1) Enquête Viavoice pour l’Institut Curie (2015)       <br />
              <br />
       (2) KEKECS Z. et al. (2014) « The Effectiveness of Suggestive Techniques in Reducing Postoperative Side Effects: A Meta-Analysis of Randomized Controlled Trials », Anesth. Anal, 119 (6):1407-19.       <br />
              <br />
       (3) LANDRY M. et al. (2017), « Brain correlates of hypnosis: A systematic review and meta-analytic exploration.Neuroscience and Biobehavioral Reviews. », Neurosci Biobehav Rev, 81(Pt A): 75-98.       <br />
              <br />
       (4) DELAUNAY L. et al. (2006), « Difficultés rencontrées pour la mise en place de l’hypnose au bloc opératoire », Congrès Agora.       <br />
              <br />
       (5) MUSELLEC H. et al. (2012), « Hypnose en anesthésie : aspects techniques et application pratique dans un établissement. », Vigilance : 25.       <br />
              <br />
       (6) HALFON Y. (2008), Doul et Analg , 21:31-33.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>LE LIVRE BLANC DES FORMATIONS EN HYPNOSE. VERSION 2020-2021</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-formation.fr/photo/art/default/96995881-67594498.jpg?v=1781598487" alt="La place de l'hypnose dans le champ de la santé et l'intérêt pour le patient." title="La place de l'hypnose dans le champ de la santé et l'intérêt pour le patient." />
     </div>
     <div>
      ... Mais toujours d'actualité.       <br />
              <br />
       Dans &quot;la jungle&quot; des formations en hypnose, il est de plus en plus difficile de faire son choix lorsqu'on cherche une formation correcte. Entre les formations qui acceptent le tout-venant et celles qui sont réservées aux professionnels de santé, le site therapies-complementaires.com édite depuis 2014 son livre blanc afin que le professionnel puisse choisir...       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://therapies-complementaires.com/m%C3%A9decines-compl%C3%A9mentaires/hypnoth%C3%A9rapie/269-le-livre-blanc-des-formations-en-hypnose">https://therapies-complementaires.com/le-livre-blanc-des-formations-en-hypnose</a>       <br />
              <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hypnoses.fr/file/214423/">Issu du Livre Blanc de l'Hypnose Clinique et Thérapeutique de la CFHTB Confédération Francophone Hypnose et Thérapies Brèves, que vous pouvez télécharger intégralement en cliquant ici</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-formation.fr/photo/art/imagette/96995881-67594497.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hypnose-formation.fr/La-place-de-l-hypnose-dans-le-champ-de-la-sante-et-l-interet-pour-le-patient_a53.html</link>
  </item>

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   <title>Hypnose et anesthésie dans un service de grands brûlés. Revue Hypnose et Thérapies Brèves. Florent HAMON</title>
   <pubDate>Tue, 16 Jun 2026 01:13:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent GROSS</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Publications en Hypnose et EMDR Intégrative]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En 2012, je me lance par curiosité dans un Diplôme universitaire d’hypnose en anesthésie, sans trop savoir ni où, ni comment, ni quand j’allais pouvoir utiliser cette technique. Au même moment, se développe le service des grands brûlés dans l’hôpital où j’exerce.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hypnose-formation.fr/photo/art/default/96991827-67592900.jpg?v=1781565321" alt="Hypnose et anesthésie dans un service de grands brûlés. Revue Hypnose et Thérapies Brèves. Florent HAMON" title="Hypnose et anesthésie dans un service de grands brûlés. Revue Hypnose et Thérapies Brèves. Florent HAMON" />
     </div>
     <div>
      Beaucoup de pansements s’y font avec une sédation1 que les IADE prennent en charge. Ce fut pour moi l’occasion d’appliquer les techniques que je découvrais. L’hypnose fut bien accueillie par l’ensemble de l’équipe et devient rapidement un outil parmi d’autres. Elle permet de diminuer les quantités de produits anesthésiques utilisés et elle offre un vécu différent du soin pour les patients.       <br />
              <br />
       C’est également une ambiance différente dont bénéficient les soignants. Le développement de l’hypnose dans le service a été très fluide du fait de l’autonomie accordée aux IADE lors de la prise en charge des pansements pour mener l’anesthésie. Une conversion purement pharmacologique est toujours envisagée et tout ce qui est fait avec hypnose pourrait se faire sans. Voici les éléments importants de cette prise en charge ainsi que la présentation de quelques cas.        <br />
              <br />
       La prise de contact avec le patient se fait juste avant le soin, les aléas du planning ne permettant pas de le rencontrer en amont. Je me présente et prends une chaise pour me mettre à la même hauteur que celle du patient alité. Cette première rencontre est un moment important. Je me présente comme l’infirmier anesthésiste qui prendra en charge le confort lors du soin. La perspective d’un rétablissement et d’un futur positif est amené en évoquant ce soin comme une étape nécessaire. Je ne présente pas toujours d’emblée ma pratique de l’hypnose. Le mot fait parfois peur ou rire. Il peut susciter des attentes magiques ou un rejet immédiat. Je leur propose un espace tranquille qui leur appartiendra, un moment pour eux, alors que les choses à faire se feront tranquillement. Ce peut être une bulle paisible, comme rentrer profondément à l’intérieur de soi. Ou un voyage au loin en laissant ici ce corps, pour que cet ici devienne lointain. C’est peut-être la première étape pour entrer dans le monde de mon interlocuteur, en s’adaptant à ses croyances. Cet accompagnement est proposé comme un outil supplémentaire à l’anesthésie. Quand la technique est acceptée, le déroulement du soin est expliqué tout en saupoudrant déjà des notions de « confort, tranquille, agréable ». Puis, rapidement, ce moment est consacré au recueil d’informations concernant les différents centres d’intérêt du patient. Je touche toujours le patient avant de le quitter pour souligner que maintenant, nous sommes une équipe. Une main à la fois ferme, assurée, douce et bienveillante est posée sur une partie neutre du corps (épaule, main ou bras). Lors de cet entretien, je suis déjà dans le rôle du roc, du pilier sur lequel le patient va pouvoir s’appuyer en toute confiance. Pour ce qui est des circonstances de la brûlure, elles ne sont pas abordées avec le patient directement, je recherche ces informations dans le dossier ou auprès de mes collègues pour ne pas faire de maladresse lors de la séance.L’entretien préalable à la séance est uniquement tourné vers les ressources du patient ou vers un futur positif.        <br />
              <br />
       La prise en charge se déroule en plusieurs temps. Pour commencer, les différents produits d’anesthésie sont préparés et installés pour être à disposition immédiate. Le monitorage est légèrement déplacé de manière à garder en permanence un œil sur les paramètres hémo- dynamiques du patient. Le confort du praticien est important pour entrer dans une légère transe qui favorisera la créativité. Tout est prêt, anticipé, à portée de main pour se libérer des contraintes techniques. Une fois le cadre installé, je sors dans le sas qui sépare le service de la chambre du patient, pour revêtir la sur-blouse, le masque et le chapeau qui sont obli- gatoires à l’ouverture du pansement. L’induction hypnotique se fait quelques instants avant le début du soin. Puis l’essentiel du travail consiste à accompagner le patient dans des actions qui seront congruentes avec les stimulations du pansement. Nous modifions ainsi le contexte de ces stimulations et de fait la dimension psychoaffective de la douleur. Le soin et toutes les interventions de l’environnement doivent être intégrés. Les bruits des alarmes, des paquets de compresses qui s’ouvrent, la sensation du masque sur le visage et son odeur, les conversations diverses ou toute autre stimulation du VAKOG3. L’action sera la ligne directive guidée par les différentes stimulations extérieures. Dans cet accompagnement, de nombreuses techniques hypnotiques seront exploitées. Des suggestions d’analgésies sont amenées avec de l’eau très froide, de la neige ou autre. Le saupoudrage des notions de « confort, tranquille, agréable » est très présent. Le discours sera très dissociant pour installer au maximum cet état pendant le soin. La dissociation sera développée schématiquement comme suit:«Vous voyez, les yeux voient, les images se présentent aux yeux, les images se présentent aux yeux du corps. » Chaque canal sensoriel sera exploité de la même manière. L’utilisation de métaphores est amenée par exemple au travers d’une végétation abîmée qui se développe et reprend ses droits, par un château fort qui reconstruit ses remparts, des vagues d’un océan qui viennent nettoyer la plage et ne laissent qu’un sable lisse et doux. Des personnes ressources peuvent êtres invitées, que ce soit une petite amie et son parfum, un père et sa voix enveloppante ou une licorne puissante. La projection dans le futur est un outil qui peut trouver sa place en fonction du contexte. Futur, utile à celui qui ne le perçoit pas encore et à celui qui est animé par un but. L’aspect para-verbal est également important avec, entre autres, l’exploitation du rythme. Lors de stimulations douloureuses, le mouvement au sein du récit s’accélère, le débit du discours est plus vif et l’action plus soutenue. Et un rythme plus lent avec des suggestions d’allongement du temps pendant les périodes plus confortables. Le non-verbal, par un contact sur l’épaule, pour s’accorder avec le patient est intéressant. Dans un premier temps le rejoindre dans sa respiration, dans son rythme, puis le guider vers plus de détente, de relâchement en ne variant que subtilement le contact de la main. Contact corporel qui peut être utile lors des moments moins faciles, pour dire sans mots « je suis avec vous, je vous accompagne jusqu’au bout, nous sommes une équipe ». Contact qui peut également détourner l’attention focalisée ailleurs. Un contact corporel qui peut incarner, symboliser, donner vie à une personne ressource qui apporte son soutien. Il est entendu que cet exercice nécessite une coordination et une bonne communication avec l’équipe soignante présente. En fin de soin, il est important que ce temps s’allonge au maximum alors que tout est fini pour ancrer au maximum cette sen- sation de confort.        <br />
              <br />
       Je suis intervenu à plusieurs reprises auprès de Mme B. pour des pansements avec MEOPA4 et AIVOC5. Elle est atteinte d’une épidermolyse bulleuse6. Après avoir discuté avec elle, j’ai appris qu’elle aime se promener avec son chien dans la nature, dessiner et faire du cheval. Elle me raconte également des souvenirs de vacances au bord de mer. J’observe sur les murs de sa chambre des photos de sa famille, de son chien, un paysage balnéaire et des dessins de poneys. Lors de notre première séance, nous partons pour une promenade en forêt. Le bruit du vent dans les arbres est le bruissement des sur-blouses de mes collègues ; les sons des pas qui bruissent sur les brindilles et les feuilles : les sachets de compresses qui s’ouvrent. Au loin, le tintement des cloches d’une église ou de vaches qui paissent tranquillement : le son des différentes alarmes. La balade continue. Elle est ponctuée de moments agréables en absence de stimulation durant lesquels le rythme se fait plus lent. La balade s’oriente alors vers la découverte d’une clairière paisible où la luminosité est particulièrement douce, le temps d’une pause, d’un temps en suspens. Calme. Tranquille. Un rythme variable qui se joue du temps et se fait plus rapide quand des buissons, des arbustes denses avec de petites branches viennent effleurer les jambes : l’ablation des bandes et différentes couches de compresses au niveau des membres inférieurs. Au cœur de cette forêt, nous découvrons ensemble un endroit caché. Plus profondément à l’intérieur de cette forêt. A l’intérieur de cet endroit, se trouve un bassin d’eau douce rempli d’herbes «médicinales»,une eau fraîche, particulière, bienveillante, qui enveloppe et qui nettoie tranquillement. Dans cette eau douce, le corps peut profiter paisiblement des courants plus frais, se sentir différent, plus léger ou flotter quand quelques feuilles d’herbes viennent parfois effleurer doucement la surface de ce corps. Et quand le corps ressent ces sensations, l’esprit peut retrouver des souvenirs agréables de bord de mer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-formation.fr/photo/art/default/96991827-67592901.jpg?v=1781565696" alt="Hypnose et anesthésie dans un service de grands brûlés. Revue Hypnose et Thérapies Brèves. Florent HAMON" title="Hypnose et anesthésie dans un service de grands brûlés. Revue Hypnose et Thérapies Brèves. Florent HAMON" />
     </div>
     <div>
      Mes collègues infirmiers et aides-soignants nettoient, lavent ce corps où chaque bulle laisse une plaie à vif. Quelques agrafes qui tenaient les greffes de peau sont enlevées, est-ce un poisson curieux qui vient frôler ici ou là, il paraît que dans certaines eaux chaudes et confortables, aux douces couleurs agréables, il y a des poissons multicolores de toutes les couleurs. Avec des couleurs calmes, des couleurs tranquilles, des couleurs douces, des couleurs pleines de vie. Les chirurgiens viennent prendre des photos lors des pansements pour suivre l’évolution de la cicatrisation. Ce ne sont que quelques touristes, parfois bruyants, qui figent dans leurs boîtiers le plus beau de ce paysage agréable dans cette douce luminosité. Puis vient le temps de la mobilisation pour installer le pansement sous la patiente. Mobilisation aussi délicate que de trouver une place confortable sur la plage ou d’être ballottée par des vagues sur un petit bateau gonflable. Ce bateau gonflable en plastique, qu’on a tant désiré pendant nos vacances. Etait-il jaune ou blanc avec des rayures bleu et rouge, peut-être avait-il une autre forme d’ailleurs ? Et son odeur de plastique moelleux qui accompagne le masque facial apportant l’oxygène. La séance se poursuit ainsi.        <br />
              <br />
       L’outil hypnose se doit également d’être polymorphe. Il a sa place dans des séances relativement structurées, comme ci-dessus, et parfois il est nécessaire de s’adapter. Une simple conversation est l’occasion d’utiliser le détournement d’attention, la confusion, la focalisation sur les parties du corps plus confortables, la narration d’activités très sensorielles (telles que préparer un tajine ou retrouver l’étreinte d’un enfant une fois ces événements dépassés), l’orientation vers les ressources et autre. Toutes ces techniques d’hypnose ainsi que celles des « thérapies brèves » trouvent leur place dans ce qui s’apparenterait à une discussion. Hypnose sans hypnose. Communication influente, transformant le vécu du soin, offrant de nouvelles perspectives. Un simple échange. Il arrive que l’hypnose vienne toute seule. En installant M.Y. qui doit être opéré suite à des brûlures par métal en fusion, tout est allé très vite. Quand il arrive au bloc opératoire, je vais vers lui et me présente simplement comme l’IADE responsable de son confort. Je procède aux différentes vérifications d’identité, d’allergies... puis je l’oriente rapidement sur ce qu’il aime faire. Avec mes collègues, j’installe le monitorage de surveillance, un tas de fils dans tous les sens. En même temps, j’apprends que M.Y. aime faire du vélo en bordure de forêt. Je me saisis de cette information et la développe en le questionnant sur le lieu de ses balades, à quel moment de la journée est-ce le plus agréable, s’il a une tenue particulière, de quelle couleur ? Quelle sera sa prochaine sortie ?        <br />
              <br />
       Pendant ce temps, mes collègues se préparent pour poser la perfusion. Je lui propose alors de manière assez vive et directe de fixer un point : « Etes-vous suffisamment bien installé ? Vous seriez partant pour qu’on fasse un petit exercice tous les deux pendant que les autres font ce qu’ils ont à faire ? » A peine M.Y. m’a répondu que je lui demande de fixer un point sur le plafond. D’un ton directif avec un débit au moins aussi rapide que notre conversation précédente. Je l’accompagne dans l’accueil des bruits environnants : « est-ce que vous entendez » les alarmes du monitorage, l’ouverture des différents paquets de champs opératoires, le froissement des sur-blouses, les différentes voix ? Tout ce brouhaha environnant ne nous dérange pas. Puis rapidement je passe aux sensations kinesthésiques et j’installe une catalepsie avec des tapotements légers sur le dos de la main. Pendant ce temps, mes collègues se sont installés pour mettre en place la perfusion. Un regard échangé avec l’interne, un soupçon de confusion, de stimulation du côté opposé et la perfusion est installée. La main droite en catalepsie, M.Y. fixe toujours le plafond, le médecin anesthésiste-réanimateur fait discrètement signe aux personnes présentes de faire moins de bruit. Les yeux ouverts, je suggère à M.Y. de les fermer, mais il semble ne pas vouloir. Il est partant pour un petit exercice, il sent peut-être déjà quelque chose de particulier, mais pas question de lâcher prise. La commande est passée, l’invitation est lancée, que les paupières se ferment maintenant, plus tard ou jamais n’a aucune importance. Et nous partons en balade à vélo, avec cette odeur particulière qu’a un vélo. Le caoutchouc des pneus, le cambouis de la chaîne du vélo. Le cadre souvent en métal froid, alors que le guidon est recouvert de cette matière particulière avec une température différente, une texture diffé- rente, plus confortable. C’est agréable de poser les mains sur le guidon confortable du vélo, n’est-ce pas ? Faire du vélo, c’est comme glisser sur le bitume, être léger, libre, sensation presque enfantine. Et partir en balade, au son des roues qui semblent caresser la route, la musique du vent frais qui effleure le visage, le bruit de la chaîne qui change de pignons, mécanique bien huilée, mécanique fluide. Mécanique des fluides ? Pédaler plus facilement, plus confortablement, pour avancer tranquillement, plus loin. Et les jambes semblent faire ce qu’elles ont à faire, sans que vous en ayez conscience. Il est étonnant d’observer, alors qu’une partie de votre esprit profite de ce paysage en lisière de forêt, comme le corps sait faire ce qu’il a à faire. Et quand vous laissez ce corps faire ce qu’il a à faire tranquillement, vous laissez venir le parfum agréable de cette forêt. Je ne sais pas à quel moment de la journée ni à quelle saison vous prenez plaisir à faire cette douce balade agréable. Un silence s’est progressivement installé autour de nous. Un collègue bien intentionné a tamisé la lumière. Nous sommes sept ou huit dans le bloc avec M.Y. les yeux fixés au plafond et ma voix de plus en plus lente. La catalepsie est toujours en place, une collègue installe le masque facial délicatement pour débuter la pré-oxygénation. Je continue d’accompagner M.Y. avec un ton de plus en plus bas, un rythme plus lent calé sur sa respiration. Je suis moi-même un peu sur le vélo. Je garde un œil sur les injections des produits d’anesthésie. Je l’accompagne jusqu’à la perte de conscience complète installée par les produits d’anesthésie. Quelques fractions de secondes pour revenir personnellement ici et maintenant, c’est le temps des gestes techniques et le retour d’un autre rythme.        <br />
              <br />
       La prise en charge des patients brûlés ne permet pas toujours l’utilisation de l’hypnose. C’est le cas des « grands brûlés », qui bénéficient parfois d’une sédation et de soins plus techniques, ou celui des patients souffrant de syndrome confusionnel.        <br />
              <br />
       Pour les soins avec sédation et hypnose, la difficulté est de doser la part d’hypnose et la part d’anesthésie, d’assurer un confort maximum avec les justes quantités d’anesthésie nécessaires. La fenêtre thérapeutique est mince. Mais pour qui aime les métaphores, la fenêtre vaut le coup. Faut-il avoir de l’imagination ? Etre inspiré ? Ou être simplement un peu en transe pour libérer sa créativité ? Et quand cela ne suffit plus, exploiter tout ce que l’on connaît du patient ou son environnement. Le simple dessin d’un poney affiché au mur peut devenir une fenêtre ouverte vers une autre chevauchée.        <br />
              <br />
       <b>Notes </b>       <br />
              <br />
       1. Technique d’anesthésie qui amène une baisse de la vigilance et une analgésie, tout en conservant une ventilation spontanée et un léger niveau de conscience.        <br />
              <br />
       2. Infirmier Anesthésiste Diplômé d’Etat.       <br />
       3. Sensorialités Visuelle Auditive Kinesthésique Olfactive Gustative.       <br />
       4. Mélanges Equimolaires d’Oxygène et de Protoxyde d’Azote qui constitue un gaz anesthésique aux propriétés sédatives et analgésiques.        <br />
              <br />
       5. Anesthésie Intraveineuse à Objectif de Concentration. Cette technique permet d’utiliser finement les produits d’anesthésie en n’administrant que la juste quantité nécessaire. Elle peut s’utiliser en anesthésie générale (absence de conscience et de ventilation spontanée) ou en sédation (baisse de la vigilance avec maintien d’une ventilation spontanée).       <br />
              <br />
       6. Maladie génétique qui se caractérise par une lésion de la peau sous forme de bulles ou de vésicules suite à une sollicitation mécanique de l’épiderme. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Florent HAMON</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-formation.fr/photo/art/default/96991827-67592902.jpg?v=1781565598" alt="Hypnose et anesthésie dans un service de grands brûlés. Revue Hypnose et Thérapies Brèves. Florent HAMON" title="Hypnose et anesthésie dans un service de grands brûlés. Revue Hypnose et Thérapies Brèves. Florent HAMON" />
     </div>
     <div>
      DU d'Hypnose Médicale       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/Florent-HAMON_a151.html">Formateur en Hypnose Médicale au CHTIP, Collège d'Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris</a> <a class="link" href="https://in-dolore.fr/equipe/#florent">et à l'Institut In-Dolore.</a>       <br />
              <br />
       Formateur en Hypnose Médicale au sein de l'AP-HP (Hôpital Cochin)        <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://in-dolore.fr/douleur-chronique_a/">Formateur en Hypnoanalgésie au sein de l'Institut In-Dolore à Paris</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.formation-hypnose-marseille.info/">Formateur en Hypnose Médicale chez Hypnotim, Institut de Formation en Hypnose et Thérapies Brèves à Marseille.</a>       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       <b>Cabinet d'Hypnose, EMDR - IMO et Thérapies Brèves de Paris 11       <br />
       </b>41, rue Oberkampf       <br />
       75011 Paris       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hypnose-formation.fr/photo/art/imagette/96991827-67592901.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hypnose-formation.fr/Hypnose-et-anesthesie-dans-un-service-de-grands-brules-Revue-Hypnose-et-Therapies-Breves-Florent-HAMON_a51.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.hypnose-formation.fr,2026:rss-96991571</guid>
   <title>Aux Urgences. Moins de chimie, un gain de temps. Pour le Hors-Série 12 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.</title>
   <pubDate>Tue, 16 Jun 2026 01:02:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Laurent GROSS</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Publications en Hypnose et EMDR Intégrative]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-formation.fr/photo/art/default/96991571-67592798.jpg?v=1781564850" alt="Aux Urgences. Moins de chimie, un gain de temps. Pour le Hors-Série 12 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves." title="Aux Urgences. Moins de chimie, un gain de temps. Pour le Hors-Série 12 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves." />
     </div>
     <div>
      Hypnose et neurosciences. Les techniques d’imagerie actuelles ont permis d’améliorer notre compréhension de la douleur.        <br />
              <br />
       <b>NAZMINE GULER </b>       <br />
       Médecin urgentiste, attachée au service Douleur. Praticienne en hypnose et thérapies brèves. CHR Metz-Thionville, site de Mercy. <a class="link" href="https://www.formation-hypnose.com/">Formatrice au CHTIP Collège d'Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris</a> et à l'Institut UTHyL à Nancy       <br />
              <br />
       <b>SANDRINE WEBER </b>       <br />
       Médecin praticien hospitalier urgentiste à Metz. Pratique l’hypnose depuis 10 ans.        <br />
              <br />
        La caméra à positrons, la résonance magnétique nucléaire fonctionnelle (RMNF), ainsi que l’étude des potentiels évoqués en réponse à des stimuli douloureux montrent que la douleur s’accompagne de l’activation d’un réseau de structures cérébrales incluant le thalamus, le cortex somato- sensoriel primaire et secondaire, l’insula et le cortex cingulaire antérieur. Parallèlement, plusieurs études d’imagerie cérébrale fonctionnelle démontrent que des suggestions hypnotiques d’analgésie produisent une diminution significative de l’activité de ces régions (2, 3, 4, 5, 6). Ainsi, Rainville et Price ont montré que des suggestions visant spécifiquement l’intensité sensorielle de la douleur peuvent affecter l’activité dans le cortex somato-sensoriel primaire, alors que des suggestions visant à atténuer spécifiquement le désagrément de la douleur agissent spécifiquement sur le cortex cingulaire antérieur, traditionnellement associé aux émotions (7,8,9,10,11). L’hypnose est donc susceptible d’entraîner des modifications sensorielles et émotionnelles.        <br />
              <br />
       <b>Pourquoi l’hypnose aux urgences en particulier ?       <br />
       </b>       <br />
       Pourquoi l’hypnose aux urgences en particulier ? Premièrement, c’est un excellent moyen de communication notamment auprès d’un patient en détresse dans un contexte d’urgence ressentie. Deuxièmement, c’est un outil qui permet aux soignants de rajouter du confort personnel dans leur travail. Troisièmement, les urgences sont l’endroit idéal pour pratiquer, les résistances des patients y sont au plus bas. La croyance du patient en l’hypnose n’est pas un prérequis à son adhésion. Cette technique est efficace tant sur la douleur et le stress, que nous ayons à réaliser un geste technique ou pas (pose de voie veineuse périphérique, par exemple) (12).        <br />
              <br />
       Les indications sont les suivantes : les réductions de fractures et de luxation d’articulations, les sutures, les ponctions lombaires, pleurales, veineuses... les drains thoraciques, la gestion du stress et de la douleur en toutes circonstances en pré-hospitalier (exemples : coronarien, polytraumatisé...) et dans le service, la gestion du stress de l’appelant au centre 15.        <br />
              <br />
       Les contre-indications sont les suivantes : les pathologies psychiatriques décompensées, la prise de toxiques (alcool, stupéfiants, sédatifs...).        <br />
              <br />
       Les urgences paraissent être un environnement hostile à première vue, un lieu rempli de colère, de douleur et d’angoisse. Les tensions y sont perma- nentes et les principales agressions et plaintes sont liées à un problème essentiel de communication voire à l’absence de communication. La communication hypnotique nous apprend à réhumaniser les soins, à améliorer la relation médecin-patient, et surtout apporte un bien-être dans un domaine très négligé, le confort du soignant.        <br />
              <br />
       <b>Il s’agit ici de rejoindre le patient là où il est et d’accepter ce qu’il nous apporte...        <br />
       </b>       <br />
       Par exemple, voici la restitution d’un dialogue entre l’urgentiste et le fils d’un patient, excédé d’avoir attendu six heures que l’on s’occupe de son père.        <br />
              <br />
       Médecin : « Bonjour, comment est-ce que je peux vous être utile ?        <br />
              <br />
       Patient : C’est inadmissible, cela fait six heures que j’attends que mon père soit vu, il peut crever !        <br />
              <br />
       M. : Il est évident que vous êtes en colère. P. : Bien sûr que je suis en colère !       <br />
       M. : Vous êtes très en colère, dites donc. P. : Oui, je suis très en colère !        <br />
              <br />
       M. : Monsieur, je ne suis pas à votre place, dans tous les cas vous avez raison d’être en colère.        <br />
              <br />
       P. : Non mais, vous vous foutez de ma gueule ?        <br />
              <br />
       M. : Pourquoi ? Vous avez l’impression que je me fous de votre gueule et pourtant je suis sincère. J’aurais été à votre place, cela fait longtemps que je serais parti ! Et d’ailleurs dites-moi, comment avez-vous fait pour tenir le coup ?        <br />
              <br />
       P. : Ben euh, c’est parce que je m’inquiète pour mon père !        <br />
              <br />
       M. : Bravo, en tout cas c’est bien car ce n’est pas facile ni pour vous ni pour lui, etc. »        <br />
              <br />
       C’est le genre d’échange avec les patients, les familles, les collègues qui nous permet de nous économiser et de savoir travailler avec la colère pour un résultat constructif.        <br />
              <br />
       Il s’agit ici de rejoindre le patient là où il est et d’accepter ce qu’il nous apporte : colère, tristesse, angoisse... puis de l’utiliser comme tremplin pour provoquer le changement ; en sport, « transformer l’essai ».        <br />
              <br />
       Eviter le plus possible les termes négatifs et adopter une position basse en termes de ton de la voix, de posture et de vocabulaire employé, faites parler l’humain que vous êtes, ici et maintenant.        <br />
              <br />
       La réaction classique aurait été de répondre au patient sur un ton agressif et défensif en retournant l’accusation : « Monsieur, vous êtes aux urgences, il y a des priorités et donc de l’attente, le cas de votre père n’est pas une urgence vitale et ce n’est pas la peine de m’agresser, j’ai beaucoup de travail... » Au lieu de culpabiliser le patient en l’accusant, nous faisons émerger ses ressources par ce genre de phrase : « Et d’ailleurs, dites-moi comment avez- vous fait pour tenir le coup ? » Qui est en réalité un compliment... 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hypnose-formation.fr/photo/art/default/96991571-67592799.jpg?v=1781564850" alt="Aux Urgences. Moins de chimie, un gain de temps. Pour le Hors-Série 12 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves." title="Aux Urgences. Moins de chimie, un gain de temps. Pour le Hors-Série 12 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves." />
     </div>
     <div>
      L’utilisation de la communication hypnotique est essentielle au centre d’appel d’urgence...        <br />
              <br />
       L’utilisation de la communication hypnotique est essentielle au centre d’appel d’urgence le 15. Cela nous permet de rassurer efficacement l’interlo- cuteur pour recueillir les informations indispensables afin d’évaluer la situation, pour qu’il nous écoute efficacement si des gestes de secours sont nécessaires, tels le massage cardiaque, la mise en PLS des patients comateux, le refroidissement d’une brûlure, la compression d’une plaie qui saigne, etc.        <br />
              <br />
       Des séances d’hypnose formelle très courtes peuvent également être effectuées pour gérer les crises d’angoisse quelle que soit la gravité de la situation.        <br />
              <br />
       Hypnose formelle pour accompagner des gestes douloureux anxiogènes        <br />
              <br />
       Il est important d’éviter d’annoncer le déroulé des soins avec toutes les connotations négatives en relation avec la douleur, et bien au con- traire d’en parler de manière rassurante, en employant des termes bien- veillants, positifs.        <br />
              <br />
       Dans un article de Pain datant de décembre 2005*, intitulé « Les mots peuvent-ils blesser ? », ElviraV. Lang, médecin au Département de radio- logie de l’hôpital de Beth Israël à Boston (MA, USA), note que la description des procédures invasives en termes de douleur ou d’expérience désagréable est susceptible de générer douleur et anxiété chez les patients. Ainsi, décrire une procédure en termes de douleur ou d’événements indésirables accroît la sensation de douleur ou d’anxiété. E. Lang conclut à la nécessité de mieux comprendre comment la manière de communiquer influence les patients. Fort de ce constat, nous décrivons comment il est possible d’adapter notre communication verbale et corporelle pour améliorer le confort moral et physique des patients confrontés à une expérience souvent négative émo- tionnellement dans le monde du soin (13).        <br />
              <br />
       Préférez dire au patient : « Soyez rassuré, je vous pose une perfusion, ce ne sera pas agréable et cela va bien se passer », à la place de : « ne vous inquiétez pas, je vais piquer, ça va faire mal... » Evitez les mots à connotation négative dans l’annonce du déroulé des soins.        <br />
              <br />
       Par exemple, voici le cas d’une patiente du service des urgences du CHR de Metz. Agée de 75 ans et d’origine italienne, elle est montée sur une chaise pour rempoter ses géraniums, elle est tombée en se luxant l’épaule. Nous lui proposons de la soigner en bénéficiant d’une séance d’hypnose afin de lui éviter la sur-médication, compte tenu de son âge. Avec son accord, ma collègue et moi-même l’emmenons dans un lieu sûr où elle fait une activitéfavorite.Nousfaisonsdessuggestionsdirectesd’anesthésieetde relâchement de son épaule et de son bras. La patiente les yeux fermés pleure tout le temps de la séance pendant que je lui parle et que ma collègue tire sur son bras. Une fois l’épaule réduite, la patiente prend un peu de temps pour revenir dans la salle des urgences, toujours en pleurant. Puis elle ouvre les yeux en nous disant : « Màaa, qu’est-ce que vous m’avez fait ? » (avec l’accent italien), et nous de lui demander toutes surprises : « pourquoi pleurez-vous ? avez-vous eu mal ? ». Elle répond, toute émue : « J’ai parlé au Seigneur et j’ai vu plein de belles colors. » Je lui demande alors : « Etait-ce agréable pour vous ? », et sa réponse : « bien sûr que oui ! » Mon bip SMUR sonne et ma collègue (après l’immobilisation du bras et radiographie de contrôle) la raccompagne vers son mari en salle d’attente et la patiente de dire à son mari : « Je n’oublierai jamais ces dames », pleine de reconnaissance.        <br />
              <br />
       Comme le pensait Erickson, les patients sont vraiment un réservoir de ressources et nous sommes simplement là pour les aider à les faire émerger        <br />
              <br />
       Un second exemple, en préhospitalier. Il est midi, le bip sonne, une douleur thoracique est annoncée par le centre 15 à Bouzonville (30 minutes de trajet), le patient âgé de 53 ans, fumeur avec des facteurs de risques cardio- vasculaires, présente une douleur thoracique intense depuis la nuit. Un électrocardiogramme est effectué et le diagnostic d’infarctus du myocarde est posé. Le traitement médicamenteux adapté pour fluidifier le sang en attendant la coronarographie est prescrit. En ce qui concerne la gestion de la douleur et du stress, je propose au patient de l’hypnose. Il me répond : « Je n’y crois pas », et je lui réponds « Monsieur, au mieux ça marche, et sinon c’est case départ.Vous n’avez rien à perdre, êtes-vous OK pour tenter l’expérience ? ».        <br />
              <br />
       Avec son accord, nous débutons la séance dans le camion pompier alors que nous roulons sur les routes chaotiques de Moselle avec les alarmes sonoresduscopeetleretentissementdugyrophare.L’inductionhypno- tique se fait avec focalisation sur les bruits environnants et le ressenti des vibrations de l’ambulance. Nous travaillons sur la partie du corps qui souffre avec une technique de signaling et de catalepsie, et bien sûr une partie bien portante vient l’aider. Un ancrage est réalisé en vue de faciliter l’autohypnose en salle de coronarographie et des suggestions post-hypnotiques lui sont faites avec liberté de rester en hypnose ou bien de faire des entrées ou des sorties de transe en fonction de son confort jusqu’à la fin de la coronarographie et possibilité de répondre aux questions du personnel soignant. Ce patient est resté en hypnose tout le long de la prise en charge et jusqu’à la fin de la coronarographie. En salle de cathé- térisation, je préviens l’équipe, que je connais bien, que le patient est en hypnose et je leur demande de faire de leur mieux pour ne pas utiliser de termes négatifs quand elle s’adresse à lui.        <br />
              <br />
       Et nous sommes passés d’une expérience habituellement traumatique avec des soignants qui tiennent fermement l’enfant contre son gré, à un moment de jeu pour l’enfant, ainsi elle ne constituera pas une mémoire traumatique de la douleur pour des soins futurs        <br />
              <br />
       A ma grande surprise, l’interne de cardiologie me demande : « Mais je ne sais pas comment faire pour le réveiller ! » : Je lui réponds alors : « Sois rassurée, tu n’as rien à faire, le patient se gère, il sait exactement ce qu’il a à faire et sortira de sa transe de lui-même. » Le retour d’expérience est qu’il a effectivement utilisé l’autohypnose pour la gestion de son stress et de sadouleurpendantl’angioplastieavecposedestent.Adistance,ilautilisé cette unique séance pour faire son sevrage du tabac.        <br />
              <br />
       Comme le pensait Erickson, les patients sont vraiment un réservoir de ressources et nous sommes simplement là pour les aider à les faire émerger. Depuis l’utilisation de l’hypnose, je peux constater que nous avons la reconnaissance des patients, chose qui est très rare aux urgences compte tenu du contexte hostile et qui bien souvent frustre les soignants. Nous permettons aux patients de vivre une expérience unique et très personnelle dans un endroit pas très accueillant et qui, par l’intermédiaire des ancrages, leur permettra de se replonger dans cet état une fois rentrés chez eux, lorsqu’ils en auront besoin, car l’apprentissage de l’autohypnose est facilité par le contexte de l’urgence ressentie. Pour ceux qui pratiquent l’hypnose en consultation, chose est de constater que l’apprentissage de l’autohypnose est bien plus long qu’en situation aiguë.        <br />
              <br />
       Concernant les enfants, au-dessus de 7 ans environ, en fonction de la maturité de l’enfant, l’hypnose formelle peut être largement utilisée. En dessous de 7 ans, mieux vaut préférer la distraction en utilisant la complicité des parents.        <br />
              <br />
       Par exemple, une petite fille de 4 ans, ayant chuté de sa hauteur avec une plaie du cuir chevelu de 2 cm environ, arrive apeurée, accompagnée de sa maman. L’aide-soignante, suite aux confidences de la maman, joue le rôle de la poupée Barbie qui va aider le docteur à réparer le bobo. La maman a pour mission de dessiner sur un tableau magique des figures que la petite fille doit deviner le temps des soins. Les agrafes sont posées une à une (4 au total) sans anesthésie locale en lui suggérant qu’un malin petit moustique l’a chatouillée.        <br />
              <br />
       Et nous sommes passés d’une expérience habituellement traumatique avec des soignants qui tiennent fermement l’enfant contre son gré, à un moment de jeu pour l’enfant, ainsi elle ne constituera pas une mémoire traumatique de la douleur pour des soins futurs.        <br />
              <br />
       Pour ceux qui utilisent le MEOPA, gaz hilarant, l’acceptation du masque se fait d’autant mieux si on l’introduit comme un jeu : « Bonjour, jeune homme, afin de réparer le bobo, il t’est permis de choisir le parfum qu’il te plaira de respirer commechezleglacier,nousavonsàdispositionchocolat,fraise,pistache,caramel... et surtout ne respire pas tout car moi aussi j’en veux un peu. » Ou de lui faire jouer le pilote de ligne avec son masque d’aviateur.        <br />
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       Hypnose ou autohypnose, le bénéfice pour les soignants        <br />
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       Il est indéniable que la pratique de l’hypnose aux urgences par le soignant lui apporte un confort dans un domaine très négligé qu’est son bien-être et son épanouissement aussi bien privé que professionnel. Les situations de conflits avec les patients ou les collègues ne sont plus une source d’anxiété et de stress. Lorsque nous vivons des situations dramatiques, comme le décès de patients jeunes dans des circonstances traumatiques ou bien la mort subite du nourrisson, il est important de disposer de cet outil pour nous aider à purger notre stress ou bien à en faire bénéficier nos collègues.        <br />
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       Par exemple, notre collègue jeune assistante aux urgences ayant un temps partagé au SMUR de Necker à Paris, est intervenue avec les secours lors des attentats du 13 novembre 2015. Lors de la minute de silence quelques jours plus tard, dans le hall de l’hôpital, elle s’est mise à pleurer, dans sa tenue professionnelle, nous évoquant bien le traumatisme vécu et non digéré. Elle a bénéficié de séances d’hypnose qui lui ont été très bénéfiques, lui évitant d’être figée dans un stress post-traumatique. A ce jour, elle se forme à l’hypnose pour sa pratique aux urgences et pour elle-même.        <br />
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       Un autre exemple : j’entends des hurlements de douleur et de terreur aux urgences derrière la porte d’une salle d’examen. J’ouvre la porte et là, vision d’horreur, tout le monde crie : un aide-soignant couché sur une patiente schizophrène en état d’agitation aiguë, attachée sur le brancard (pour l’empêcher de tomber, car elle avait réussi à défaire son lien), en train d’être mordu au ventre violemment jusqu’au sang. L’infirmière est tétanisée, j’appelle du renfort afin de maîtriser la patiente et de libérer l’aide-soignant. Ce dernier fait un malaise vagal dans les minutes qui suivent l’agression, allongé sur un brancard je lui demande : « Comment te sens- tu ? », et il me répond « très mal ! ». Je lui demande : « Veux-tu bénéficier d’une séance d’hypnose ? », il me répond un grand oui sans hésitation alors que je savais qu’il n’y croyait pas. La séance d’hypnose s’est très bien déroulée avec une adhésion totale, un soulagement immédiat de son anxiété et de sa douleur, et il a d’ailleurs refusé la proposition d’arrêt maladie et a poursuivi son travail comme si de rien n’était, à mon grand étonnement.        <br />
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       Aux urgences, la communication hypnotique est utilisée tous les jours, l’hypnose formelle lorsque l’occasion se présente et l’autohypnose pour s’apaiser        <br />
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       Ce même aide-soignant avait subi, malheureusement, quinze jours auparavant, une tentative d’étranglement par un patient, phénomène traumatique qu’il avait du mal à oublier, car non traité, alors que la morsure était déjà archivée dans son inconscient.        <br />
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       Un dernier exemple, d’après une expérience personnelle : me retrouvant au sol après avoir chuté d’un tabouret dans ma cuisine, une douleur vive, insupportable de mon bassin et de ma jambe droite. Incapable de me relever, seule à la maison, je commence de manière très instinctive ma séance d’autohypnose. Je rentre à l’intérieur de mon corps après des exer- cices de respiration et analyse une à une chaque partie de mon corps tel un ordinateur et les mobilise progressivement et utilise la réification pour les zones douloureuses. Si mon mari était passé par là, il m’aurait cru probablement morte ou comateuse. Après 30 minutes, je suis debout et heureusement sans fracture et sans avoir utilisé aucun antalgique chimique. Mon apprentissage de cette technique me sert au quotidien pour la gestion de mon anxiété et de mes douleurs.        <br />
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       Aux urgences, la communication hypnotique est utilisée tous les jours, l’hypnose formelle lorsque l’occasion se présente et l’autohypnose pour s’apaiser.        <br />
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     <div><b>Commandez ce numéro Hors-Série n°12 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves: «La Douleur»</b></div>
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      <img src="https://www.hypnose-formation.fr/photo/art/default/96991571-67592802.jpg?v=1781564807" alt="Aux Urgences. Moins de chimie, un gain de temps. Pour le Hors-Série 12 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves." title="Aux Urgences. Moins de chimie, un gain de temps. Pour le Hors-Série 12 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves." />
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      Lorsque la Version papier de ce numéro est sera épuisée, la version PDF sera fournie à la place       <br />
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       “De la douleur à la douceur“       <br />
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       Ce hors-série de 236 pages relate de nombreuses expériences cliniques pour soulager la douleur aiguë et la douleur chronique. Les 23 auteurs (médecins, anesthésistes, dentistes, infirmiers, psychothérapeutes, kinésithérapeutes… ) partagent ici leurs pratiques cliniques. C’est volontairement que nous avons privilégié la pratique courante afin que chacun puisse en tirer parti et mettre en application les différentes techniques proposées. Ces outils serviront le confort et la sécurité de vos patients et de vous-même. Ce hors-série est coordonné par Marie Arnaud, psychothérapeute et Philippe Houssel, médecin anesthésiste réanimateur.        <br />
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       Lorsque la Version papier de ce numéro sera épuisée, la version PDF sera fournie à la place       <br />
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       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/De-la-douleur-a-la-douceur_a264.html">Éditorial : De la douleur à la douceur ? M. Arnaud</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Fibromyalgie-Alliance-hypnose-et-therapie-orientee-solution_a265.html">Fibromyalgie. A. Vallée</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Douleurs-traumatiques-Quand-des-mots-apaisent-des-maux_a266.html">Douleurs traumatiques. G. Chaboud</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Hypnose-et-recherche-L-experience-liegeoise_a267.html">Hypnose et recherche. A. Vanhaudenhuyse et M.-E. Faymonville</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Reeducation-et-hypnose-Avec-l-espoir-comme-allie_a268.html">Rééducation et hypnose. V. Monfort</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/La-presence-Retrouver-le-patient-la%CC%80-ou%CC%80-il-est_a269.html">La présence. M. Galy</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://hypnose-formation.fr/publications/126-blessures-de-tennis-paralle-le-avec-la-maladie-en-psychologie-de-la-sante-pour-le-hors-serie-12-de-la-revue-hypnose-et-therapies-breves">Blessures de tennis. V. Dasle</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/La-douleur-chronique-Le-corps-en-mouvement_a270.html">La douleur chronique. B. Dubos</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Mon-banal-de-la-douleur_a271.html">Mon banal de la douleur. A. Bioy</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Communication-therapeutique-Au-bloc-operatoire-en-salle-d-accouchement_a272.html">Communication thérapeutique. E. Boselli</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Editorial-du-Dr-Philippe-Houssel_a273.html">Éditorial : P. Houssel</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Cesarienne-naturelle_a274.html">Césarienne naturelle. F. Bernard</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Gant-analgesique-Une-technique-de-protection-au-pouvoir-magique_a275.html">Gant analgésique. X. Paqueron</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/L-hypnose-perioperatoire_a276.html">L’hypnose périopératoire. F. Roelants et C. Watremez</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Soins-dentaires-chez-l-enfant-La-douleur-comme-alliee_a277.html">Soins dentaires chez l’enfant. C. Martin</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Curietherapie-Les-secrets-de-l-hypnose-devoiles-par-l-hypnoanalgesie_a278.html">Curiethérapie. E. Rigal</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://hypnose-formation.fr/publications/117-hypnose-et-anesthesie-dans-un-service-de-grands-brules-revue-hypnose-et-therapies-breves-florent-hamon">Hypnose et anesthésie. F. Hamon</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Une-conteuse-au-bloc-operatoire-Conte-metaphorique-en-anesthesie_a279.html">Une conteuse au bloc opératoire. A. Khaled</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://hypnose-formation.fr/publications/124-aux-urgences-moins-de-chimie-un-gain-de-temps-pour-le-hors-serie-12-de-la-revue-hypnose-et-therapies-breves">Aux Urgences. N. Guler et S. Weber</a>       <br />
       - <a class="link" href="https://www.hypnose-therapie-breve.org/Pediatrie-dans-un-bloc-operatoire_a280.html">Pédiatrie, dans un bloc opératoire. M. Marchal</a>       <br />
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